7 ans de réflexion :: Paris [La Maroquinerie]


Cette année, le label 3rd Side Records a souhaité fêter ses 7 ans d’existence avec un très chouette festival, où ses artistes phares étaient réunis deux soirées durant, pour délivrer leurs parfums envoûtants. C’est à la Maroquinerie que l’on est accueillis. A l’entrée, distribution de cotillons, colliers à fleurs en tissu pour les filles, et […]
Cette année, le label 3rd Side Records a souhaité fêter ses 7 ans d’existence avec un très chouette festival, où ses artistes phares étaient réunis deux soirées durant, pour délivrer leurs parfums envoûtants. C’est à la Maroquinerie que l’on est accueillis. A l’entrée, distribution de cotillons, colliers à fleurs en tissu pour les filles, et un texte de réfléxion autour de ces 7 années, de quoi mettre dans l’ambiance. Au final cette soirée a été très agréable et a donné l’occasion de découvrir des artistes sur scène.

Le premier groupe à monter sur scène est Austine (photos 1 et 2), dont la chanteuse s’appelle… Si si vous devriez arriver à deviner… Non ? Austine bien entendu. Cette jeune femme et ses musiciens, livrent une pop joyeuse, sautillante, chantée en français n’en déplaise à certains dans la salle. Avec des titres comme Cupide, ou encore Soleil, Austine nous donne l’occasion de commencer ce festival tout en douceur, en planant sur des textes poétiques et des sonorités enjouées. On a même eu droit à une reprise de Spinal Tap (Big Bottom), un peu inattendue dans ce contexte mais tout aussi drôle.

Puis ce sont les rouennais de Steeple Remove (photo 3 et 4) qui ont pris le relai dans un registre complètement différent puisque le groupe a sorti cette année un album de rock aux pointes électro plutôt abrasif ("Electric Suite"). La fosse s’est d’ailleurs remplie considérablement à leur arrivée. Le groupe est composé d’excellents musiciens, très impliqués dans leur prestation, et plutôt doués. Ainsi, les morceaux durent parfois plus de cinq minutes sur scène, et donnent une sacré patate sans pour autant convaincre totalement. Le son était par moments trop élevé pour apprécier le set à sa juste valeur. Le public en revanche a eu l’air d’apprécier ce moment de rock et de sueur. Il faudra donc suivre ce groupe de près, et scruter leurs prochains passages en live.

Steeple Remove a pris son temps, et malheureusement le set a pris beaucoup de retard. On assiste à deux flots de foule se déplaçant dans le sens inverse. Une bonne partie des amateurs de Steeple Remove s’éloignent de la scène et une autre partie plus en retrait essaie de s’avancer. "Michel" crient certains, "Michou" crient d’autres. Oui ils parlent bien de Michel des Cocosuma (photo 5 et 6), un trio français, ayant acquis une certaine notoriété pour avoir utilisé un de leur titres The Servant comme générique de fin d’une série française connue (Clara Sheller). On retrouve donc Michel (guitare), Amanda (troisième chanteuse du groupe) et Chab (guitare), pour un set moins électro que ce que l’on a l’habitude d’entendre, avec l’introduction d’un batteur très doué. Sur un nuage cotonneux, le groupe nous fait voyager, en reprenant leurs derniers morceaux (notamment My My My), et en nous proposant un inédit.

Avec plus de quarante minutes de retard, le groupe Syd Matters (photo 7 et 8), probablement le plus attendu ce soir fait sont apparition. Et qu’il est bon de constater que les morceaux sublimes du groupe sont merveilleusement interprétés sur scène, avec soin et joie. On assiste à une intro et un Everything Else en coeur poignants. La bande de Johnatan Morali ne déçoit pas, malgré quelques problèmes de guitare fausse au début du set. Malheureusement l’heure avance, nous n’avons pas pu assister à la totalité se sa prestation, et nous n’en cachons pas notre déception. Mais ce festival fut excellent, tout en nous rappelant que l’inventivité et le talent ne sont pas propres qu’aux anglo-saxons. Nous repartons heureux, repus, et les oreilles pleines de douces résonances.

Crédits photo : Vran

Chroniqueur
  • Publication 76 vues21 janvier 2009
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