Dour (2/4)


Grosse journée, riche en concerts de qualité et en slaloms entre les scènes, malheureusement, même si on le voudrait on ne peut pas assister à tous les concerts faute de temps et à cause des chevauchement d’horaires mais on a fait le plein de bon son et on peut l’affirmer haut et fort : vendredi 13 juillet […]

Grosse journée, riche en concerts de qualité et en slaloms entre les scènes, malheureusement, même si on le voudrait on ne peut pas assister à tous les concerts faute de temps et à cause des chevauchement d’horaires mais on a fait le plein de bon son et on peut l’affirmer haut et fort : vendredi 13 juillet jour de chance ! Pas de pluie, pas d’annulation de dernière minute et pas de mauvaise prestation, pourvu que ça Dour…

Malgré la boue et l’heure peu tardive, beaucoup de monde se pressait autour de la grande scène pour voir My Little Cheap Dictaphone (photos n°1, 2 et 3), faux cowboys mais véritables héros de l’après-midi. Si on pouvait s’attendre à de la pop sucrée, c’est avec des titres très rock qu’a débuté ce concert. Il y a certes un côté retro mais la voix assurée de Redboy sert à merveille ces compositions entraînantes et réellement originales. Vers 15h, une partie du public s’aventurera dans la boue pour rejoindre la scène sur laquelle se produit Sean Lennon, dommage pour eux puisqu’ils rateront le quart d’heure "chansons d’amour" suivi du quart d’heure américain, et du quart-d’heure "chansons country" qui verra pas moins de dix personnes monter sur scène pour danser et chanter, laissant des souvenirs aux musiciens ravis. Oui, My Little Cheap Dictaphone est un groupe à part entière et non pas juste l’autre groupe d’un des membres d’Hollywood Porn Stars.

Est-ce la tradition pour les groupes belges ? Inviter le public à les rejoindre sur scène ? En tout cas cela sera nettement moins suivi par les jeunes filles composant le public de The Tellers (photos n°4 et 5). Cette nouvelle sensation pop librement inspirée de leurs aînés Girls in Hawaii déclenche l’hystérie et on se demande toujours pourquoi. Leur EP six titres nous a charmé et c’est donc naturellement qu’on attendait de voir le rendu en concert, hélas le résultat n’est pas concluant. Ils choisissent d’entamer avec More, leur mini tube, faisant danser et chantonner gentiment les filles. Si l’ensemble est bien mignonnet, le style sensiblement toujours le même finit par lasser.

Sharko
(photos n°6, 7 et 8), troisième groupe belge de la journée a rompu avec la tradition car ce n’est pas le public qui est monté sur scène mais David qui est allé prendre un bain de foule pendant Motels, titre phare de l’excellent dernier album en date  »Molecule », dont la boucle est diablement entêtante et ô combien efficace. Les tubes s’enchaînent : Sweet Protection, No More I Give Up, Sugarboy, No Contest devant un public fort réceptif et à l’energie aussi débordante que celle dont font preuve les trois musiciens. Sharko, groupe réputé pour ses prestations scéniques mémorables n’a pas déçu, bien au contraire…

Le festival de Dour accueille des artistes d’horizons divers : c’est ainsi qu’en milieu d’après-midi nous avons fait la connaissance du duo américain atypique A Hawk And A Hacksaw. Si leur nom revient très souvent aux côté d’Arcade Fire ou Beirut, ce n’est pas un hasard. Leur musique s’inscrit tout à fait dans cette lignée mais on n’oubliera pas de verser quelques royalties à Andrew Bird. L’ambiance est festive et les morceaux de folkore hongrois soulèvent la foule. les deux musiciens alternent morceaux chantés et instrumentaux dans un rythme effréné et si on a parfois l’impression de déjà entendu, ils gardent leur originalité car ils s’appuient davantage sur du folkore typique et ont de fait moins américanisé leur musique. En tout cas on retiendra surtout une ambiance des plus sympathiques.

Côté ambiance, les New Yorkais de The Rapture ne sont pas en reste. A l’heure du dîner ils ont su captiver le public de la grande scène et celui des stands de nourriture alentour qui bougeait sur place le sandwich à la main, si ça ce n’est pas fort…

Par contre pour créer de l’ambiance il ne suffit pas d’avoir un groupe sincère et des compositions de qualité. car The National (photos n°9 et 10), programmés à 16h n’a pas bénéficié de conditions propices, en plein jour sous un soleil de plomb et c’est fort regrettable.

Ralph Mulder, le chanteur d’Alamo Race Track (photos n°11, 12 et 13) a lui aussi commencé le concert du mauvais pied. Malgré Don’t beat this dog en introduction et autres titres du très bon "Black Cat John Brown" on l’a senti nerveux et son chant en a pâti. Heureusement au bout de quatre morceaux sous les encouragements du public il cède au naturel, allant même jusqu’à jouer au ballon devant le regard amusé des spectateurs. Kiss Me Bar, basé sur une rupture de rythme, est superbe et le dernier morceau, sur lequel Ralph, totalement libéré, se laisse aller à une danse exutoire crée un électrochoc sur un public tout acquis à la cause des néerlandais.

Crédit photos: Maddy Julien

Lire le live-report du jeudi 12 juillet (1/4)
Lire le live-report du samedi 14 juillet (3/4)
Lire le live-report du dimanche 15 juillet (4/4)

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Kim
Chroniqueur
  • Publication 82 vues13 juillet 2007
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