Eiffel @ Festival Scènes d’été (Beauvais) – 27 juillet 2001


On ne soulignera jamais assez la diversité et surtout la qualité de la programmation des trop méconnues Scènes d’été beauvaisiennes. En ce vendredi 27 juillet, ce sont la pop et le rock qui sont à l’honneur, puisqu’après l’expérimentation du groupe local Trademark, c’est Eiffel qui investit la petite scène de l’espace François Mitterand. Le début […]

On ne soulignera jamais assez la diversité et surtout la qualité de la programmation des trop méconnues Scènes d’été beauvaisiennes.

En ce vendredi 27 juillet, ce sont la pop et le rock qui sont à l’honneur, puisqu’après l’expérimentation du groupe local Trademark, c’est Eiffel qui investit la petite scène de l’espace François Mitterand. Le début du concert se fait tout en douceur avec deux titres à prédominance acoustique : “Abricotine & Quality Street” extrait de l’excellent et unique album d’Eiffel, suivi de l’inédit “Que jeunesse se passe”. Le quatuor passe ensuite la vitesse supérieur en entamant “Dragqueen”. On comprend alors très vite que le groupe parisien ne va pas se contenter de restituer fidèlement les chansons de l’album. “Dragqueen” est jouée dans une version beaucoup plus rock qui se termine dans un fracas bruitiste parfaitement maîtrisé. Malgré quelques problèmes de retours, le groupe prend un grand plaisir à être sur scène et agrémente les meilleures chansons d'”Abricotine” de nombreux passages noisy. On retiendra par exemple “Te revoir” qui, à l’instar de “Dragqueen”, gagne véritablement en puissance sur scène. Eiffel a visiblement décidé de remplacer le côté pop de ses premières compositions par un son beaucoup plus brut et rock flirtant même parfois avec le punk, ce qui se confirme sur l’excellent nouveau titre “Sombre”, qui apparaîtra sur le prochain album du groupe et qui laisse augurer d’une orientation musicale plus radicale. Si l’énergie prédomine durant le concert, Eiffel sait varier les ambiances, notamment lors de l’interprétation du sublime “J’ai poussé trop vite”, joué dans une version une nouvelle fois très différente de celle de l’album. C’est après onze morceaux très convaincants qu’Eiffel quitte une première fois la scène pour revenir ensuite avec l’adaptation du texte de Boris Vian “Je voudrais pas crever”. Le concert se clot sur un autre titre inédit (“Douce Adolescence”) au final apocalyptique qui laissera la public beauvaisien plus que convaincu par l’extraordinaire prestation d’Eiffel.

Chroniqueur
  • Publication 242 vues27 juillet 2001
  • Tags Eiffel
  • Partagez cet article
Eiffel @ Festival Scènes d'été (Beauvais) - 27 juillet 2001