Foals @ L’Olympia – 2 Février 2016


Huit ans après ses débuts avec "Antidotes", l'engouement autour de Foals se faiblit pas. À la suite d'une première date littéralement prise d'assaut, le quintette britannique avait en conséquence décidé d'investir l'antre des Coquatrix pour deux soirées consécutives, les 2 et 3 Février derniers. Toujours dans les bons coups, Indiepoprock a donc assisté au premier round de Philippakis and co...

Huit ans après ses débuts avec « Antidotes », l’engouement autour de Foals ne faiblit pas. À la suite d’une première date littéralement prise d’assaut, le quintette britannique avait en conséquence décidé d’investir l’antre des Coquatrix pour deux soirées consécutives, les 2 et 3 Février derniers. Toujours dans les bons coups, Indiepoprock a donc assisté au premier round de Philippakis and co…

Précédé par le jeune Declan McKenna, gentillet squatteur FM avec son tube Brazil, l’occasion était donnée au public parisien de découvrir ou redécouvrir les cinq protagonistes de Foals en version live. Avec quatre albums à leur actif, les britanniques disposent de sérieux atouts pour contenter les suiveurs et balayer sans encombres leur discographie sur scène, qui plus est dans une salle qui leur est familière (la preuve ici).

Histoire de transcender la foule sans préliminaires, le set s’ouvre par le rageur Snake Oil et ses jeux de lumières épileptiques, suivi par l’estimable Mountain At My Gates, lui aussi extrait de « What Went Down », dernier album en date du groupe d’Oxford. Les âmes venues s’étreindre de ce dernier dans son intégralité nourriront au final quelques regrets puisqu’aux premiers cités, seuls quatre autres morceaux s’ajouteront (dont London Thunder et A Knife In The Ocean, par ailleurs instants les plus sublimes du concert…).

A contrario, Foals joue la carte de la diversité en passant en revue plusieurs titres de leurs précédentes livraisons : Olympic Airways, Balloons et Red Socks Pugie datant du premier opus, avec leurs fûts et leurs notes de guitares affolés reconnaissables entre mille ; Spanish Sahara, pièce maîtresse et unique piste extirpée du second album ; et enfin le troisième, davantage mis à contribution aux rythmes de My Number, Inhaler, Providence ou encore Late Night.

L’énergie est là et son leader Philippakis en est toujours l’administrateur incontesté, interagissant à quelques occasions avec le public avant de s’offrir à lui en fin de partie. Le set est propre, carré, le quintette n’étirant pas inutilement les titres pour les dépolir, ce qui en soi peut également constituer une certaine amertume à qui aime entendre ses artistes favoris donner d’autres perspectives à leurs compositions.

Le rappel, lui, aura été à l’image même du groupe britannique. What Went Down, Foals d’aujourd’hui, et Two Steps, Twice, Foals d’autrefois. Entre deux, ceux-là ont grandi mais leur terreau reste identique : un rock puissant, éclairé, parfois sauvage, populaire sans l’être outrancièrement. Un groupe qui vaut la peine d’être apprécié, sur disque ou en concert. Et cela fait huit ans que ça dure…

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  • Publication 529 vues8 février 2016
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