Garden Nef Party Festival @ Angoulême – 21 juillet 2007


Cette première édition de la Garden Nef Party d’Angoulême, après un « épisode pilote » l’an passé, marque la naissance d’un nouveau festival de choix dans l’hexagone. Programmation éclectique, lieu accueillant, bonne organisation globale, tout était réuni pour faire de cette garden party un bon moment. Après 10 000 personnes venues applaudir Muse la veille, les Anglais d’Art […]

Cette première édition de la Garden Nef Party d’Angoulême, après un « épisode pilote » l’an passé, marque la naissance d’un nouveau festival de choix dans l’hexagone. Programmation éclectique, lieu accueillant, bonne organisation globale, tout était réuni pour faire de cette garden party un bon moment.

Après 10 000 personnes venues applaudir Muse la veille, les Anglais d’Art Brut avaient l’honneur d’ouvrir le bal de la journée du samedi. Show détendu et sans bavure, les musiciens assurent tandis qu’Eddie Argos balance ses paroles second degré (poi au nez). De quoi donner envie aux anglophiles de créer leur propre déclinaison du groupe grâce aux franchises que propose Art Brut sur son site. Beaucoup moins convaincants, les Klaxons lâchent leur set habituel avec un son exécrable et une énergie qui ne compense pas le côté brouillon de leur performance. Retour de karma ? En sortant de scène, Jamie Reynolds le grand chanteur/bassiste se fracture la jambe contraignant le groupe à annuler son passage aux Vieilles Charrues.

La performance de Clap Your Hands Say Yeah !  avait de quoi effrayer. Les premiers échos de leurs concerts parisiens n’encourageaient guère à l’optimisme, la surprise n’en fut que meilleure. Certes, le groupe ne fait pas preuve d’un enthousiasme débordant mais la musique est bonne, le son à la hauteur et le public est, semble-t-il, charmé. Mission accomplie. A contrario, Animal Collective relégué sur la petite scène, a divisé les spectateurs. Certains ont accroché à ces expérimentations électro où le delay devient un instrument à part entière, tandis que d’autres n’ont pas su apprécier ce réseau de mélodies entrelacées par les trois membres de la formation. Reste que la pop du collectif est hors du commun et que la direction choisie par les musiciens est plus qu’intéressante.

Retour sur la grande scène pour suivre la prestation de Coco Rosie. Sans connaître le groupe, on peut être convaincu par les voix aux inflexions björkiennes (en bien mieux, tout de même) et les morceaux incantatoires et mélodieux. Côté satisfaction du public, les soeurs Casady ont fait fort en laissant la main quelques minutes à un de leurs compères adepte de la beat box. Résultat : une ovation méritée pour une performance impressionnante. Le gros morceau du festival restait à venir. Réputation flamboyante, albums adulés par toute une frange de la scène indie pop, les dix membres d’Arcade Fire étaient attendus de pied ferme. Pourtant, pendant un quart d’heure, ils nous ont fait très peur. Les trois premiers morceaux, ternes, ne tenaient vraiment pas la route. Les guitares restaient en retrait, la magie n’opérait pas. Pire, avec une reprise de Poupée de Cire, Poupée de Son où Régine Chassagne gesticulait comme un membre de la Bande à Basile, le groupe touchait le fond. Ca y est, se disait-on, la baudruche se dégonfle sous nos yeux, et ça fait mal. Et puis en deux morceaux ils ont remonté la pente et la machine à spectacle s’est mise en marche. Efficace, carré, énergique. Arcade Fire est toujours là.

Restait LCD Soundsystem, mais le chroniqueur était déjà parti…

Chroniqueur