Hawksley Workman @ EMB (Sannois) – 01 février 2002


Après une attente dans le froid de Janvier, comblée par les klaxons des Voitures de Sannois, c’est enfin l’entrée dans la salle de l’EMB (Espace Michel Berger) de cette ville se situant au nord de Paris. Pendant que la sono déverse une musique aux accords répétitifs sur lesquels se pose une voix morne et dénuée […]

Après une attente dans le froid de Janvier, comblée par les klaxons des Voitures de Sannois, c’est enfin l’entrée dans la salle de l’EMB (Espace Michel Berger) de cette ville se situant au nord de Paris. Pendant que la sono déverse une musique aux accords répétitifs sur lesquels se pose une voix morne et dénuée d’humanité (autrement dit, on a eu droit au dernier album des bizarrement surestimés Mickey 3D, à la musique terriblement unidimensionnelle, un comble vu leur nom), la salle se remplit, et le groupe Sanseverino entre en scène. Un trio bourré d’humour, de gouaille (même si le chanteur avait chopé une bonne grippe, qu’il a distillée avec bonheur aux premiers rangs) et de dextérité musicale, pour une musique fraîche et rythmée. Bonne entrée en matière !

Après cette mise en bouche, le sieur Workman arrive sur scène la guitare en bandoulière, accompagné de son fidèle Mr Lonely au piano. Et dès la première chanson du set (un mot légèrement dénué de sens avec le gaillard, étant donné qu’il laisse une énorme part à l’improvisation), on reste subjugué par sa voix puissante et émotionnelle. Les morceaux sont interprétés, du fait de la formation réduite, d’une autre façon, plus “cabaret”, et cela n’enlève rien à leur charme, bien au contraire. Sur “Striptease”, Hawksley met en application les paroles de la chanson, sur d’autres il s’inspirera du public, s’influençant du battement sur le plancher de la scène par un membre du public, ou bien encore en reprenant la phrase.

devenue mythique au cours de cette soirée (au départ un lapsus prononcé par un spectateur) : “Nevermind the kitchen. the chicken”. Mr Lonely et Mr Workman nous ont offert un concert intimiste et plein d’émotions, le piano de l’un et la voix de l’autre laissant planer le temps d’une soirée l’ombre du grand Bowie. Avis aux connaisseurs.

Chroniqueur
  • Publication 155 vues1 février 2002
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