I Am Kloot + Turin Brakes @ Le Trabendo – 29 octobre 2001


Une soirée placée sous le signe du New Acoustic Movement, terme barbare cher au NME, instigateur à lui seul d’une multitude de pseudo-mouvements musicaux. Mais oublions cette étiquette réductrice, et plongeons-nous plutôt dans la musique de ces 2 groupes passionnants. Après une attente comblée par le son du “Kid A” de Radiohead, les 5 membres […]

Une soirée placée sous le signe du New Acoustic Movement, terme barbare cher au NME, instigateur à lui seul d’une multitude de pseudo-mouvements musicaux.

Mais oublions cette étiquette réductrice, et plongeons-nous plutôt dans la musique de ces 2 groupes passionnants.
Après une attente comblée par le son du “Kid A” de Radiohead, les 5 membres (disons les 2 membres, agrémentés d’un batteur, un clavier et un bassiste, tous très talentueux ma foi) de Turin Brakes arrivent sur scène sans tambour ni trompette, et cette humilité, on la retrouvera tout au long de cette soirée. Rafraîchissant, et l’on sourit en pensant aux pompeux Muse, jouant au Zénith au même moment, à quelques pas d’ici…

Le ton est donné : une musique pop, fraîche, jouée parfaitement (et changeant considérablement du CD, bon point), j’en veux pour preuve le guitariste soliste, au départ assis tranquillement sur une chaise, mais qui s’est vite retrouvé debout à administrer des solis dignes d’une guitare électrique (mais joués sur une acoustique !) aux chansons interprétées d’une voix enchanteresse par son comparse.
Concert trop court hélas, les musiciens quittent la scène, et après l’installation par les roadies (et les membres du groupe eux-mêmes !) du matériel, I am Kloot débarque on stage, et le show commence : le leader et songwriter du groupe, John Branwell, gouailleur et doté d’une personnalité hors du commun, discute avec la foule, souriant et proche du public, renforçant l’aspect intime de ce concert.
Mais sitôt les chansons entamées, il se plonge dans sa musique et l’émotion devient palpable, on pense notamment à la superbe version de “Because”.

I Am Kloot est touchant, magique, d’une grâce et d’un fol esprit mélodique, les chansons dépassent rarement les 4 minutes mais sont dotées d’une force et d’une foi qui pourraient donner des leçons à bien des groupes surmédiatisés.
On a droit à quasiment tout leur album, mais aussi à de superbes inédits (extraits du prochain LP ?) et B-sides, comme “Titanic” (groovy !) et son refrain plein d’humour.
A d’autres moments, à la faveur de morceaux plus calmes, les larmes ne sont pas loin.
Ce soir la musique de I am Kloot nous a touché en plein cœur.

Chroniqueur
  • Turin Brakes

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