Inrocks Indie Club


Conçue sur le modèle d’un festival organisé par le NME, la soirée Inrocks Indie Club, pour sa 14ème édition, était comme souvent tourné vers le Royaume-Uni puisqu’elle associait quelques jeunes pousses venues d’outre-Manche (The Automatic et The Sunshine Underground) à des français expatriés à Manchester (The Clerks).   Comme le veut la tradition, c’est à […]

Conçue sur le modèle d’un festival organisé par le NME, la soirée Inrocks Indie Club, pour sa 14ème édition, était comme souvent tourné vers le Royaume-Uni puisqu’elle associait quelques jeunes pousses venues d’outre-Manche (The Automatic et The Sunshine Underground) à des français expatriés à Manchester (The Clerks).
 
Comme le veut la tradition, c’est à un ancien participant du concours CQFD qu’est dévolu la charge d’ouvrir le bal. Cela tombe plutôt bien car le quatuor franco-anglais The Clerks (photos 1 à 3) pratique un post-punk mâtiné de cold-wave qui est censé ravir les adorateurs de la reine de la soirée, la perfide Albion. Peut être impressionné par l’affluence déjà nombreuse les Clerks sont plutôt avares de mots et enchaînent les titres sans temps mort. Lorgnant du côté des Smiths, New Order ou Interpol, les Mancuniens d’adoption semblent séduire le jeune public qui a envahit la Maroquinerie. Mention spéciale aux deux derniers titres de leur set, Do My Friends et le single The Dissidents.
 
Coïncidant avec la sortie de leur premier album "Raise the Alarm", la venue de The Sunshine Underground (photos 4 à 7) à Paris était attendue par de nombreux fans. On pardonnera bien volontiers la légère faute de goût vestimentaire de Craig Wellington (chanteur et guitariste) car le bougre s’y connaît pour remuer et faire danser les foules. Le quatuor de Leeds, qui emprunte son nom à un titre des Chemical Brothers, propose un mélange disco-punk qui n’est pas sans rappeler quelques gloires locales (Gang of Four, The Music). En seulement huit titres le groupe a réussit à mettre le public de la Maroquinerie dans sa poche et a déclencher les premiers pogos de la soirée. De Put You in Your Place à Commercial Breakdown en passant par I Ain’t Loosing Any Sleep ou Borders, les Sunshine Underground possèdent dans leur répertoire quelques uns des titres les plus dansants du moment. Résultat garanti.
 
La tête d’affiche de la soirée nous venait du Pays de Galles en la personne des agités de The Automatic (photos 8 à 11). Remarqués grâce à quelques singles efficaces (Recover, Raoul et Monster), les gallois sont déjà très à l’aise sur scène malgré leur jeune âge. La palme revient à Alex Pennie, le préposé au clavier, véritable fils caché de Sid Vicious qui passe son temps à hurler, sauter, gesticuler, slammer et martyriser une cowbell. Les singles suscités déclenchent bien évidemment l’hystérie dans le public tout comme le punk-pop You Shout You Shout You Shout. A noter également les deux reprises proposées, Life During Wartime des Talking Heads et surtout Gold Digger de Kanye West avec une grande performance de Rob Hawkins (habituellement bassiste et chanteur) à la flûte traversière. Le seul reproche que l’on peut faire au quatuor est la désagréable impression de répétitivité des morceaux et notamment sur les quelques inédits qui ont ponctué le set.
 
Au final cette 14ème édition du festival itinérant des Inrocks est plutôt une bonne cuvée avec un groupe français en devenir et deux jeunes groupes britanniques déjà rodés dont on entendra sans doute encore parler en 2007.

Crédit photos : Robert Gil

Chroniqueur
  • Publication 82 vues18 janvier 2007
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