Ko Ko Mo au Point Ephémère


De l’inattendu naissent les plus belles surprises. C’est ainsi qu’un soir, poussés par la curiosité et l’envie de découvrir ce qui se cachait derrière le duo Ko Ko Mo à la réputation scénique pour le moins prometteuse...

De l’inattendu naissent les plus belles surprises. C’est ainsi qu’un soir, poussés par la curiosité et l’envie de découvrir ce qui se cachait derrière le duo Ko Ko Mo à la réputation scénique pour le moins prometteuse nous avons poussé les portes du Point Ephémère.

Et force est de constater qu’e cette réputation n’est pas usurpée.  Ce soir-là, dans l’intimité de cette salle, ce n’est pas un concert que nous avons vu, c’est d’un autre ordre, plutôt du genre tempête, mais de plaisir.
C’est une déferlante d’énergie qui a pris la scène dès le premier titre et en effet les Ko Ko Mo n’y vont pas par quatre chemins. Qu’il s’agisse de taper sur les fûts ou de balancer des riffs bien lourds, le duo le fait avec une fougue qu’on ne voit que rarement en live.  Cette rage contagieuse, qui prend immédiatement le public au ventre, lequel adhère aussitôt, pour le tenir durant près d’1h30 d’une main de fer gantée de rock lourd comme on l’aime.

Ko Ko Mo c’est donc un duo qui a choisi de s’affranchir du superflu. A quoi bon s’efforcer de coller à la sainte trinité guitare, basse, batterie quand on peut s’en passer ? Une basse pour quoi faire ?  Si l’exemple avait déjà été donné par d’autres  avant eux comme Blood Red Shoes ou The White Stripes, c’est un tout autre genre de son qui vous attend à un concert de Ko Ko Mo. Evidemment la voix du guitariste n’est pas sans rappeler les aigus de Robert Plant, ou plus récemment de Greta Van Fleet, mais leur son, bien plus gras et sale dans toute la noblesse du terme, enveloppe l’ensemble de cette touche qui fait leur identité. Brut, crade et parfaitement efficace.

Enfin si les arrangements de l’album nous avaient laissés dubitatifs sur le peu que nous avions pu écouter avant ce soir-là, quelle agréable surprise de constater qu’en live Ko Ko Mo ont l’intelligence de livrer un set différent de l’album, pour n’en garder que le meilleur : la rage sublime et les riffs gras.

En un mot comme en cent, si ces deux là venaient à tourner dans votre région, et ce sera probablement le cas cet été, il serait malhabile de les rater.

Chargée de relations extérieures
  • Publication 417 vues30 mai 2019
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