Pond @ Maroquinerie – 01 mars 2015


Nés dans les années 1990, immenses sont les chances que vous ayez été scotchés des matinées entières devant les Zinzins de l’Espace, le dessin animé le plus cool après Oggy et les Cafards. Ou comment cinq créatures venues d’une autre galaxie se retrouvent à devoir vivre sur Terre après collision avec un astéroïde.

Nés dans les années 1990, immenses sont les chances que vous ayez été scotchés des matinées entières devant les Zinzins de l’Espace, le dessin animé le plus cool après Oggy et les Cafards. Ou comment cinq créatures venues d’une autre galaxie se retrouvent à devoir vivre sur Terre après collision avec un astéroïde. Ce pourrait être l’histoire de Pond tant le dernier « Man It Feels Like Space Again » semble issu d’une autre planète. Et à les voir débarquer sur scène ce soir-là, c’est limite si nous ne nous surprendrions pas à siffloter le générique, signé Iggy Pop : « lalalalalalalalala, we like monster men »…

Date complète, c’est dire si ces « monster men » étaient attendus. Et ils l’ont fait ! Sortis du tube cathodique du téléviseur nineties que vous ne possédez plus, ils ont investi la scène de la Maroquinerie avec panache et livré une performance de haut vol. Porté, parfois littéralement, par un public survolté, aidé d’un son parfait et d’une setlist composée comme un melting-pot (aussi bien « pot » que « melting », si vous voyez ce que je veux dire) qui agrégerait autant de courants musicaux que possible, Pond n’a pas manqué de transporter son auditoire dans un délire proche de la faille temporelle qu’initie Etno, le zinzin violet, durant la deuxième saison.

Un peu comme s’ils avaient bien forcé sur le SuperMégaTransVolteur du dessin animé, ils se sont fait à la fois les sales gosses de « Psychedelic Mango » avec le super entraînant Don’t Look At The Sun Or You’ll Go Blind, les méga extraterrestres sixties de « Man It Feels Like Space Again », les transporteurs d’un son arrosé de Jack (White, bien sûr) avec l’énervé Giant Tortoise, les voltigeurs du glam-rock seventies en reprenant Baby’s On Fire de Brian Eno, composé peu de temps après avoir claqué la porte de Roxy Music, mais surtout, ils ont été les surprenants Pond, emmenés par un Nick Allbrook fascinant et charismatique, improvisant le fameux gimmick d’Alpha Beta Gaga de Air au détour d’un refrain et donnant du caractère et de l’envergure à leurs morceaux. Irons-nous jusqu’à dire qu’ils sonnent mieux sur scène que sur album ? C’est très probable. En tout cas, jolie et dense, cette date en aura emmené plus d’un sur la planète des zinzins, Zygma-B. Et si nous ne sommes plus si sûrs, à la fin, de savoir de quels zinzins nous parlons, une chose est certaine : les deux sont très forts !

Chroniqueur
  • Publication 360 vues5 mars 2015
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