Sons and Daugters @ La Boule Noire – 18 novembre 2005


Ce soir, les Sons And Daughters viennent défendre leur premier album, « The Repulsion Box ». Un disque trop court, pourvu de seulement dix titres, mais rentre dedans, dans le bon sens du terme. La première partie, Quidam, donne tout ce qu’elle peut. Le trio masculin chante en français, se la joue juste ce qu’il faut pour […]

Ce soir, les Sons And Daughters viennent défendre leur premier album, « The Repulsion Box ». Un disque trop court, pourvu de seulement dix titres, mais rentre dedans, dans le bon sens du terme. La première partie, Quidam, donne tout ce qu’elle peut. Le trio masculin chante en français, se la joue juste ce qu’il faut pour recueillir les applaudissements de rigueur, et même un peu plus sur la fin. Distrayant.

A 21 heures, le quatuor débarque sur scène, classieux et british. Les deux femmes, habillées d’une magnifique robe rouge, contribuent à nourrir l’ambiance électrique. La Boule Noire est presque remplie et le show commence.

L’intégralité de l’album sera jouée, avec bien sûr quelques vieilleries, issues de leurs précédents EP. Les fans sont là, connaissant les morceaux par coeur, certains parvenant même (exploit !) à chanter en rythme et sans bafouiller sur Medicine. Johnny Cash remporte les faveurs du public, tandis que Monsters achève les plus critiques. La voix à la Barry White de Scott Paterson scotche littéralement la salle, en particulier sur Rama Lama, présenté comme l’histoire d’un homme qui tue sa petite amie dans une salle de bain à Glasgow. Des anecdotes comme celle-ci, le groupe en fournira à la pelle.

Finalement, le seul regret de ce concert, à part sa durée (une heure, rappel compris), aura été le manque d’audace. Peut-être pour ne pas prendre le risque de décevoir les fans, Sons And Daughters joue son disque presque à la note près, comme une version amplifiée. Dommage, même si le plaisir d’être dans la salle à ce moment-là n’en diminue pas moins.

Chroniqueur