Sans titre – 2006-05-31 – Paris [Scène Bastille]


A l?occasion de la sortie de son troisième album intitulé « Navy Brown Blues » (dans les bacs depuis le 19 mai), Mocky s?est produit à Paris, à la Scène Bastille, pour un concert haut en couleurs. Retour aux sources pour l?artiste canadien, dont les nouveaux morceaux s?inscrivent dans une veine plus jazzy – funk, s?éloignant de […]

A l?occasion de la sortie de son troisième album intitulé « Navy Brown Blues » (dans les bacs depuis le 19 mai), Mocky s?est produit à Paris, à la Scène Bastille, pour un concert haut en couleurs. Retour aux sources pour l?artiste canadien, dont les nouveaux morceaux s?inscrivent dans une veine plus jazzy – funk, s?éloignant de l?influence hip-hop / électro-clash de ses deux premiers opus.

Accompagné sur scène par toute une petite troupe (basse, batteries, claviers, platines, choriste?) – le ?Navy Brown Blues Band? – Mocky a le public dans la poche dès le début du concert. Le collectif maîtrise parfaitement l?art de faire bouger une salle du début à la fin du show. Un set placé sous le signe de la bonne humeur, de la convivialité et de l?humour. En effet, le succès de Mocky repose largement sur son caractère fantasque et décalé, qui se manifeste notamment dans la théâtralisation de ses morceaux : des déguisements loufoques illustrent les paroles des chansons (se succèdent un parapluie, des énormes oreilles de Mickey sur lesquelles sont fixés des bas sur le fameux Mickey Mouse Mother Fucker, un collier de fleurs et un sac de vacances sur Extended Vacation, une espèce de bonnet de nuit qui n?en est pas un?), l?interactivité avec le public (invité à monter sur scène pour un concours de limbo, puis récompensé par un collier de fleurs hawaïennes ), des mimiques burlesques prononcées?

Jouant ça et là de la basse et de la guitare, Mocky pose sa voix sur des titres très dansants (on pourrait même les qualifier de ‘groovy’, même si ce terme ne veut pas vraiment dire grand chose) mais également sur des chansons plus intimistes. Il enfile tour à tour le costume de crooner, de MC ou de show-man avec brio.

Mention spéciale pour les guests, venus prêter main forte sur scène à leur fidèle ami et compatriote: Gonzales, au piano sur plusieurs titres; et Feist, qui interprète avec Mocky Fightin’ Away the Tears, un duo plein de tendresse.

Pour être critique, on pourrait souligner la simplicité de certaines paroles et la facilité de quelques nouvelles compositions (exemple : I?m Yours, moins convaincant), mais le plaisir de jouer est manifeste et l?énergie est largement communicative.

Prochain concert de Mocky à ne pas manquer !

Chroniqueur
  • Publication 75 vues31 mai 2006
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