Sans titre – 2006-11-24 – Paris [Nouveau Casino]


Ces derniers temps, Indiepoprock zoome et fait le point sur le plus smithsien des groupes américains, The Isles. Après la chronique de leur premier album "Perfumed Lands", un interview et un jeu-concours, attardons-nous sur leur prestation à Paris, dans l’excellente salle – faut-il le rappeler ?- du Nouveau Casino.   On voit débarquer dans la salle le […]

Ces derniers temps, Indiepoprock zoome et fait le point sur le plus smithsien des groupes américains, The Isles. Après la chronique de leur premier album "Perfumed Lands", un interview et un jeu-concours, attardons-nous sur leur prestation à Paris, dans l’excellente salle – faut-il le rappeler ?- du Nouveau Casino.
 
On voit débarquer dans la salle le chanteur Andrew Geller et le guitariste Ben Haberland avec leur matériel, visiblement pressés, en plein milieu du set de leur première partie du jour, The Dude. Un indice sur une préparation bâclée ? Le début du concert de The Isles en sera la confirmation. Le quatuor finit ses balances en direct, puis enchaîne directement sur le première titre du concert. Le guitariste-leader du groupe expliquera qu’ils sont arrivés un peu tard et qu’ils n’ont pas pu faire leur soundcheck en bonne et due forme. Rien de grave, le son est finalement très correct pour le public.
 
Les morceaux pop s’enchaînent mais nous laissent malheureusement un peu sur notre faim. L’ensemble est trop mou, trop monotone pour être convaincant. On retrouve cependant les qualités qui nous font aimer et soutenir ce groupe : jolies mélodies, lignes de guitares claires, le tout chanté sur un ton grave et élégant… mais le passage du disque à la scène est ici en deçà de ce que l’on aurait pu espérer (quelque chose de plus soutenu, de plus entraînant que les enregistrements). Quelques sursauts cependant sur les titres les plus sautillants : Eve Of The Battle ou Summer Loans. Mais le tout ne décolle jamais vraiment, ce qui s’en ressent dans l’atmosphère et le comportement du public : bavardages, déplacements intempestifs, applaudissements réservés… Dommage ! En une heure et une petite dizaine de titres, dont deux rappels malgré tout (mais on reste loin du plébiscite), le concert est plié et nous laisse un goût amer. Peut-être que The Isles est finalement un groupe fait pour être écouté sur disque plutôt que fait pour être vu sur scène… ? Espérons simplement que l’avenir nous prouvera le contraire.

Chroniqueur
  • Publication 77 vues24 novembre 2006
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