The ClerKs + The Victorians + Big Pants :: Paris [Point Ephémère] :: 12 octobre 2006


Soirée Loaded classée sous le signe de l’éclectisme avec trois origines différentes et trois styles bien distincts : entre folk et rock dans tous ses états, ambiance cartoons ou soirée disco,  tout le monde aura pu y trouver son compte. La soirée commence avec Big Pants (photo 1), jeune homme originaire de Suisse tout seul avec sa […]

Soirée Loaded classée sous le signe de l’éclectisme avec trois origines différentes et trois styles bien distincts : entre folk et rock dans tous ses états, ambiance cartoons ou soirée disco,  tout le monde aura pu y trouver son compte.

La soirée commence avec Big Pants (photo 1), jeune homme originaire de Suisse tout seul avec sa guitare. Loin de ce que l’on a pu voir récemment chez Joseph Arthur, Troy Von Balthazar ou Andrew Bird, le jeune homme ne construit pas ses chansons autour de samples mais se contente d’ajouter des sons de guitare sur une bande pré-enregistrée et bien réglée qui passe en fond sonore. C’est agréable à l’oreille, il recueille son lot d’applaudissements mais le play-back continu finit par lasser. Tout cela manque d’originalité : souhaitons à Big Pants de trouver de vrais musiciens et de mieux mettre en valeur sa jolie voix.
 
On retrouve avec plaisir le son de The Victorians, (photos 2 et 3) précédemment aperçus au Batofar il y a un peu plus d’un mois. Le temps de finir 10 Days et voici Just a Chance, excellente chanson que n’auraient renié ni les Strokes, ni les Libertines. Comme cela, ils enchaînent les tubes aux mélodies imparables, accrocheuses sans être évidentes ou lassantes. Leur joie d’être sur scène fait plaisir à voir et leur bonne humeur est communicative, bientôt la salle n’est plus qu’un large sourire dansant. Certes ils évoluent dans un créneau pas très novateur mais ils le font bien et savent encore surprendre. À l’annonce de Act of Violence, on s’apprête à sortir les boules Quies mais la chanson démarre sur des harmonies vocales quasiment a cappella, bientôt agrémentées d’un son de guitare à la Pixies. Au final, un titre pas si violent que cela mais tout en contrastes, fort convaincant. Suivent Losing it, nettement plus rock que la précédente et Life in the City, égale à elle-même, c’est-à-dire superbe.

Programmés en dernier, les franco-anglais The ClerKs (photos 4 et 5) subissent bien malgré eux l’effet "dernier métro" et c’est devant un public clairsemé qu’ils jouent un set pourtant convaincant. On aurait pu craindre le pire, les décalcomanies aux tons pastels annonçaient un goût certain pour le kitsch et une admiration pour Hello Kitty ! Mais que nenni, The ClerKs proposent une musique originale et captivante indéniablement influencée par leurs voisins d‘Outre Manche.

Fight et Alarms and Bells, qui ouvrent leur prestation, donnent le ton, c’est bien de rock qu’il s’agit ! Les morceaux s’enchaînent avec une facilité déconcertante, servis par un son beaucoup plus dur et bien moins disco qu’on aurait pu le penser à l’écoute du single The Dissidents, qui viendra clore le spectacle de façon naturelle. Le groupe, qui repose sur le duo Alex-Max alternant les tours de chant, bénéficie en outre d’un excellent batteur et d’un sublime son de basse. Ainsi, selon les titres, on a affaire à du New Order revisité ou à du Sonic Youth taillé pour les dance floors. Gageons que The ClerKs sauront mettre à profit ce son spécifique et nous reviendront bientôt avec un album complet.

Crédit photos: Maddy Julien

Kim
Chroniqueur
  • Publication 84 vues12 octobre 2006
  • Tags
  • Partagez cet article