The Strokes @ La Mutualité – 18 mars 2002


Après deux premières parties qui s’en sont plutôt bien tirées, à savoir les Grenoblois de W5 et leur ska-punk déluré, et la pop electro-rigolote des Stéréototal, c’est enfin au tour de The Strokes d’entrer en scène? Cinquante minutes ! voilà la durée totale de leur set. Cinquante minutes? c’est un peu court pour un groupe […]

Après deux premières parties qui s’en sont plutôt bien tirées, à savoir les Grenoblois de W5 et leur ska-punk déluré, et la pop electro-rigolote des Stéréototal, c’est enfin au tour de The Strokes d’entrer en scène?

Cinquante minutes ! voilà la durée totale de leur set. Cinquante minutes? c’est un peu court pour un groupe qui est censé sauver le Rock n’ Roll. Mais comment pouvaient-ils faire mieux avec un album qui ne dure guère plus de 38 minutes ? Du coup, Julian Casablancas et sa bande nous offrent trois titres inédits qui passeront totalement inaperçus, tant ils se fondent au décor planté par “Is this it”, le premier album du groupe, injustement encensé par les critiques du monde entier. Ce dernier est d’ailleurs exploité en long, en large et en travers, sans grande originalité.

Soma, The Modern Age et Take it or Leave it, les hymnes du groupe, sont repris à l’unisson par les fans. Les slammers s’en donnent à c?ur joie, et le leader du groupe New Yorkais les rejoint à l’avant dernier titre. Mais toute cette débauche d’enthousiasme de la part du public n’arrive pas à masquer la vérité : les Strokes ne sont pas les rois de la scène. Malgré un batteur en grande forme le reste du groupe semble en retrait et ce n’est que vers la fin du concert que Casablancas se réveille un peu. Ils assurent un minimum mais ne décollent pas. La majorité des titres reste identique à la version studio. Aucun riff de guitare inattendu ne vient épicer le set, les deux guitaristes étant trop occupés à copier les notes de leur unique LP comme de bons élèves qu’ils sont. Certes le charme désuet des Strokes opère et les fans ont l’air de sortir comblés de ce concert-sprint, mais on est loin du rêve qu’on nous avait promis.

Les Strokes auront au moins eu le mérite de faire revivre les seventies, aidés par un look soigneusement travaillé (crânes ébouriffés, jeans et converses de rigueur) et la voix éraillée de leur chanteur clone d'”Iggy Reed”. Mais ils ont dû oublier que cette époque est révolue. Au lieu de gloser sur leurs influences, les Strokes feraient mieux d’accorder leur la au diapason des années 2000. Sinon leur avenir semble plus qu’incertain.

Chroniqueur
  • Publication 598 vues18 mars 2002
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