Virago @ Exo 7 (Rouen) – 17 octobre 2001


Très peu de monde a fait le déplacement ce mercredi soir pour voir Virago et les deux autres groupes qui ouvraient la soirée. Celle ci débute donc avec Mr Jack, groupe dont la notoriété n’est plus à faire dans la région, et qui devrait faire parler de lui très bientôt vu la qualité de sa […]

Très peu de monde a fait le déplacement ce mercredi soir pour voir Virago et les deux autres groupes qui ouvraient la soirée. Celle ci débute donc avec Mr Jack, groupe dont la notoriété n’est plus à faire dans la région, et qui devrait faire parler de lui très bientôt vu la qualité de sa prestation et la voix époustouflante de son chanteur. Le set dure environ 3/4 d’heure, et le groupe laisse place à Bly, combos de Lens. Ca pogote dur au premier rang (même s’il n’y en a que deux, car la majorité du public reste prostré a l’arrière de la salle, au bar). Les musiciens se donnent à fond et transpirent toute la sueur de leur corps en jouant fort, très fort, sans pour autant être très convaincant. Le concert sera d’ailleurs avorté avant la dernière chanson, pour cause de problèmes techniques et probablement aussi de certains spectateurs peu délicats. Il est 22.30, et il nous tarde de voir enfin Virago. Le trio arrive dans la fumée des projecteurs et entame “Premier Jour de Mai”, titre phare du dernier album. Déjà l’ambiance est annoncée : guitare lourde, chant écorché et batteur énervé. Olivier annonce les titres, et en effet on retrouve indifféremment ceux des trois cd’s. Le son est très pesant et l’atmosphère ainsi instaurée, emporte totalement le public (qui s’est étoffé entre temps). Certains entrent presque en transe, à l’image du chanteur qui manque de se décrocher la mâchoire, et les yeux révulsés, de se faire éclater l’artère jugulaire. La basse contribue elle aussi à alourdir le tout. Les textes, plutôt glauques collent parfaitement à la musique, et les mots qu’on nous assène sont tranchants et parfois répétés jusqu’à en avoir le tournis. Au bout d’une heure d’hypnose, le public en redemande et le groupe revient. Tout le monde replonge vite fait et vers minuit, le silence s’impose : on en a plein les oreilles mais surtout on espère que le groupe reviendra dans le coin pour jouer dans une salle pleine à craquer !

Chroniqueur
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