White Wine @ l’Espace B – 12 Février 2018


Ce soir là, dans la salle du fond de ce restaurant du 19ème à la programmation pointue, nous nous apprêtions à assister à un concert que nous ne serions pas prêts d'oublier.

La Route du Rock Booking faisait escale ce soir-là à l’Espace B avec à l’affiche Dr 33 et White Wine.
Dans la salle du fond de ce restaurant du 19ème à la programmation pointue nous nous apprêtions à assister à un concert que nous ne serions pas prêts d’oublier.

La soirée s’est ouverte avec Dr 33, improbable duo parisien accordéon-batterie, aussi difficilement descriptible sur le papier que dans le son. Le mélange fonctionne, et l’accordéoniste sort des sons improbables de son instrument. Mais voilà à force de le torturer il en vient à ressembler à un synthé 80s, et la proposition perd alors de son attrait. La batterie qui supporte le duo manquait d’assise, d’autant plus regrettable à la lumière de l’inévitable comparaison avec celle de White Wine. Ce trip hop musette, ou rockordéon selon les points de vue,  mérite de nous sortir de l’écueil des premières parties souvent sans proposition innovante. C’était curieux, inventif, mais ça aurait pu être bien mieux.

Il était aussi question de curiosité en allant voir White Wine, projet porté par Joe Haege et précédé par sa réputation de showman. Il n’aura fallu que quelques minutes pour s’apercevoir qu’elle est loin d’être usurpée.
Quand l’album “Killer Brilliance” est un mélange de pop d’indus, d’électro et autres expérimentations dont Haege est familier, sa version live tend vers un joyeux bordel en apparence, mais tout en maîtrise, entre spectacle de rue, prêche sombre et concert puissant.
Alors oui Joe Haege est habité, c’est indéniable, tour à tour pasteur obscur, personnage haut en couleur, et frontman génial, mais s’il peut se lâcher ainsi justement parce que derrière lui l’ensemble est solide.
Son side-man de toujours, Fritz Brückner est parfait, notamment au basson, instrument qui apporte une couleur que l’on n’a pas l’habitude d’entendre en live, mais aussi au reste (clavier, basse entre autres). Que dire de Christian “Kirmes” Kuhr, sinon qu’il est batteur impeccable et puissant, qui balance son tempo, le casse et l’élève avec une facilité dingue.
La somme de leurs perfections, chacun dans son registre, apporte au groupe ce je-ne-sais-quoi qui transforme un concert sympa en un moment marquant.

Un grand merci à la Route du Rock de l’avoir rendu possible.

Chargée de relations extérieures
  • Publication 459 vues22 février 2018
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White Wine @ l'Espace B - 12 Février 2018
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