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Darkel


Un album de sorti en chez .

Moitié du groupe Air, Jean-Benoît Dunckel a sorti son premier album solo sous le pseudonyme de Darkel. Que les fans du duo soient rassurés, cela ne signifie en aucun cas une séparation. Bien au contraire, Air reste en pleine ébullition : après avoir façonné l’album de Charlotte Gainsbourg ("5:55"), sorti la compilation de leurs morceaux […]

Moitié du groupe Air, Jean-Benoît Dunckel a sorti son premier album solo sous le pseudonyme de Darkel. Que les fans du duo soient rassurés, cela ne signifie en aucun cas une séparation. Bien au contraire, Air reste en pleine ébullition : après avoir façonné l’album de Charlotte Gainsbourg ("5:55"), sorti la compilation de leurs morceaux favoris ("Late Night Tales"), le groupe vient de terminer le successeur de "Talkie Walkie", leur dernier album studio en date, dont la sortie est prévue pour début 2007.

Selon l’intéressé, le projet Darkel regroupe des morceaux trop achevés ou personnels pour rejoindre la discographie de Air. Cet album a été écrit, composé en solitaire et enregistré en autarcie dans le studio de Jean-Benoît, le Prototyp Recording Studio, avec toutefois quelques musiciens additionnels ça et là (pour des parties de guitare et basse). A noter qu’on retrouve le fameux Stéphane « Alf » Briat aux commandes du mixage de l’album.

L’ensemble de ces dix titres se caractérise par une électro-pop planante et nostalgique. Ca vous rappelle quelque chose ? Et oui… cet album de Darkel sent le Air à plein nez, avec ces ambiances cotonneuses, mélancoliques et lunaires. Un album composé de ritournelles, tantôt enjouées (comme At The End Of The Sky, le premier single sautillant et naïf), tantôt douces amères (Pearl, Some Men), appuyées par la voix mi-androïde mi-androgyne de Jean-Benoît et dont les paroles chantées en anglais et les thématiques choisies sont d’une simplicité désarmante. 

Certes, l’ensemble demeure élégant, agréable à écouter et relativement diversifié : les morceaux explorent différents styles musicaux (électro-pop, rock léger, pop minimaliste, ambient…) ce qui évite une homogénéité trop marquée… mais… Ces sonorités et ce côté rétro-futuriste rappellent irrémédiablement Air, et encore, pas au meilleur de sa forme ! Alors que l’intérêt d’un side-project, c’est habituellement de proposer quelque chose de différent et non de faire grosso modo la même chose que ce qui est fait avec le groupe initial… Les similitudes avec Air sont résolument trop marquées : le morceaux ouvrant l’album de Darkel, Be My Friend, n’a rien à envier au Venus de "Talkie Walkie" ; tout comme Bathroom Spirit, proche de La femme d’argent (sur "Moon Safari").

Aussi, si ce disque de Darkel comporte des morceaux réussis (Be My Friend, Earth, Beautiful Woman...), il pêche par son ‘manque d’intérêt’ dans le sens où il ne parvient pas à surprendre l’auditeur. Espérons que le prochain album studio de Air ne s’inscrira pas dans cette lignée : on risquerait d’être (trop) rapidement blasés.

Chroniqueur
  • Publication 231 vues2 novembre 2006
  • Tags DarkelSource-etc
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La disco de Darkel

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