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Jacques Dutronc


Un album de sorti en chez .

Si depuis son plus jeune âge Dutronc aimait la musique, rien ne le destinait à devenir un chanteur, et de surcroît l’un des plus populaires en  France dans les années soixante. Jacques Dutronc démarre sa carrière discographique au sein du combo instrumental El Torro et les Cyclones, qui sort quelques EPs entre 1961 et 1963, […]

Si depuis son plus jeune âge Dutronc aimait la musique, rien ne le destinait à devenir un chanteur, et de surcroît l’un des plus populaires en  France dans les années soixante. Jacques Dutronc démarre sa carrière discographique au sein du combo instrumental El Torro et les Cyclones, qui sort quelques EPs entre 1961 et 1963, mais faute de succès le groupe finit par se séparer, il rejoint alors Vogue en tant qu’assistant du directeur artistique fin 1964. Il écrit des chansons en collaboration avec Jacques Lanzmann, mais faute d’interprètes capables de les chanter, il se lance en 1966 avec un premier disque contenant notamment Et Moi, Et Moi, Et Moi, et Mini-Mini-Mini. Le succès est immédiat, dans la foulée sort un deuxième EP, puis un troisième, et enfin un album qui reprend les trois disques.

L’album débute sur l’un des plus célèbres morceaux de Dutronc (Les Play Boys) : le ton est ironique, les textes font mouches, une marque que l’on retrouve tout au long de cet album, où se côtoient jeux de mots du meilleurs effets, critique de la société et des comportements humains tout en finesse, à l’image de la couverture montrant un Dutronc très élégant en costume.

Ces textes bien balancés sont associés, et c’est là une des grandes qualités de ce disque, à des morceaux rock qui envoient comme il faut. Il suffit pour s’en convaincre, de mettre la troisième piste Sur Une Nappe De Restaurant, qui démarre sur un riff de basse très vite soutenu par un orgue et une guitare, on y sent clairement l’influence des combos anglais de l’époque. On retrouve la même équipe gagnante sur plus des deux tiers de cet album, avec des morceaux aussi bons que On Nous Cache Tout, On Nous Dit Rien (un classique des soirées mods de par le monde), Mini-Mini-Mini ou encore Les Gens Sont Fous, Les Temps Sont Flous.

A l’exception de deux ou trois morceaux assez moyens (La Compapadé, L’ Espace D’ Une Fille) ce premier Dutronc est un excellent cru, et prouve qu’il est possible de faire du rock qui claque dans notre langue, appuyé par des textes de qualité, fins et intelligents. Définitivement un classique, que vous pourrez poser sans rougir dans votre discothèque aux coté des premiers Kinks et Stones.

Chroniqueur