"> Razorlight - Razorlight - Indiepoprock

Razorlight


Un album de sorti en chez .

Il y a deux ans, Razorlight apparaissait sur la scène rock anglo-saxonne avec un premier album (« Up All Night ») qui était passé assez inaperçu en France mais qui avait su trouver son public de l’autre côté de la manche. Aux commandes de ce quatuor mi-britannique mi-suédois, le charismatique Johnny Borrell s’est depuis fait un nom […]

Il y a deux ans, Razorlight apparaissait sur la scène rock anglo-saxonne avec un premier album (« Up All Night ») qui était passé assez inaperçu en France mais qui avait su trouver son public de l’autre côté de la manche. Aux commandes de ce quatuor mi-britannique mi-suédois, le charismatique Johnny Borrell s’est depuis fait un nom en enchaînant les déclarations arrogantes dans la presse, sans parler de ses histoires avec un autre agité de la scène rock londonienne dont on terra le nom. Pantalon blanc ultra-serré, tee-shirt XS et autres fantaisies du genre, Borrell collectionne également tous les clichés qu’un chanteur de groupe de rock anglais puisse posséder. Avec son premier opus, Razorlight avait cependant laissé une bonne impression.

Comme souvent avec ce genre de groupes, le second album est attendu au tournant. De la même manière que « Up All Night » avec le titre Golden Touch, « Razorlight » détient un très bon premier single qui a de quoi nous rassurer. Première chanson de l’album, In The Morning possède en effet une excellente intro et un refrain étincelant, facile à retenir et que l’on chante volontiers sous la douche. La première écoute du disque donne une bonne impression d’ensemble même s’il semble manquer d’originalité. La recette est identique à celle du premier opus : des mélodies pop simples et efficaces mais qui sonnent tout simplement bien.

Certes, aucun titre n’est aussi poignant que In The Morning mais les mélodies sont le plus souvent accrocheuses et attirantes. Les ballades, telles America ou Kirby?s House (déjà présente sur la compilation caritative « Help, A Day In The Life ») s’alternent avec les titres plus rythmés comme Fall To Pieces ou l’excellent Back To The Start (avec les fameux « oh oh oh » de Borrell que l’on retrouve maintes fois au travers de l’album). Enfin, tous s’achève sur une bonne note avec l’entraînant Los Angeles Waltz.

Ce nouveau Razorlight n’est peut-être pas au niveau du premier mais il n’y a pas de sentiment de déception. Ca manque par moment d’énergie, c’est parfois répétitif, mais c’est un album léger que l’on prend plaisir à écouter. Chaque chanson possède un certain charme et aucune d’elle n’est là pour remplir l’album. Razorlight a donc réussi la transformation mais Borrell et sa bande devront encore travailler s’ils veulent atteindre le niveau qu’ils prétendent avoir.

Chroniqueur

La disco de Razorlight