Interview de Pravda

Rencontrés après leur concert en première partie de The Bravery, au Trabendo, Mac et Sue, respectivement guitariste et chanteuse de Pravda, se livrent au jeu du questionnaire idiot, offrant des réponses à leur image : déjantées !

Comment s’est formé Pravda ?
On s’est rencontré en vacances, l’été 2002, on s’est revu, on a beaucoup parlé de musique, surtout des trucs qu’on détestait, mais aussi des trucs qu’on aimerait entendre mais qu’aucun groupe ne faisait. Puis on a entendu qu’un label faisait des 45t avec des reprises, un groupe par face. On a décidé de le faire. Le jour de l’an 2003, au lieu d’aller dans les teufs parisiennes pourries, on a enregistré deux titres des Buzzcocks : I Need qu’on joue toujours en concert et Real World, très très electro. Après, de fil en aiguille, et poussés par nos amis, on a écrit plus de morceaux, commencé à faire des concerts, etc. On est rentré dans le système !

Vos influences ?
The Buzzcocks, Wire, Gang of Four, The Stranglers… la new wave… mais aussi The Breeders, MotorHead, AC/DC ! Le disco aussi, on est français quand même… Et les influences “inconscientes” : Police, Téléphone, Trust, etc. Peut-être même jusqu’à la merde qu’on entend tous les jours à la radio : c’est sûr que ça nous influence tous à la longue, peut-être même plus que les trucs qu’on aime !

Et s’il ne devait en rester qu’un : sexe, drogues, ou rock’n’roll ?
Sexe, bien sûr ! Sinon les drugs et le rock’n’roll n’ont aucun sens. En plus on dit du sexe que même quand c’est mal fait, c’est quand même bon. On ne peut pas en dire autant des deux autres.

Avec quelle rock star auriez-vous aimé coucher ? Kurt Cobain ?
Mac
: Kim Deal sans hésitation ! Et Joan Jett !
Sue : Johnny Rotten… et aussi Johnny, Dee Dee et Tommy Ramone (les trois d’un coup).

Qui est Kwartz, ce groupe avec lequel vous venez de sortir un maxi vinyle 4 titres ?
Un quatuor de fous. Sur scène c’est hyper voodoo et menaçant, avec leurs masques entre autres. En même temps quand ils jouent Eatin’ Pussies la salle est en délire. Ils s’appellent Kwartz parce que le chanteur voue un culte à ces pierres magiques. Il en a toujours dans la poche. Nous savons qui ils sont mais on le ne dira pas. Ils veulent rester cachés et discrets, c’est pour cela qu’ils mettent des masques. Mais il y a des indices sur la pochette intérieure du maxi qui permettent de deviner où l?on peut les trouver.

Comment définiriez-vous votre musique ?
C’est de la musique assistée par ordinateur, home-grown, comme l’herbe, on est plus fier de la partager quand on l’a faite soi-même à la maison. De même que le garage rock était fabriqué entre une tondeuse à gazon et la caisse à outil, c’est du bedroom-rock, crée sous la mezzanine, coincé entre une freebox et des factures EDF, sur un ordi qui contient des gigaoctets de porno téléchargé illégalement, qu’ils faut d’ailleurs effacer régulièrement pour faire de la place pour la musique… Ce mode de production implique presque automatiquement le style de musique: é-lec-tro.

Votre opinion sur ces groupes new-rock parisiens, les Brats, Naast et autres Second Sex ?
Ce fut une très agréable surprise de voir tous ces groupes émerger rapidement comme ça, à Paris. Je crois que c’est l’aspect “génération spontanée” qui a fasciné tout le monde, et le fait qu’ils soient très jeunes. Second Sex sont super énergiques, ça fait un énorme plaisir de les voir sur scène, et leurs influences sont au top. Mais il faut admettre qu’il y a pas mal de bons groupes partout en France, on a croisé : Friction (ex-Freaks), The Magnetix (incroyables !) etc. J’espère qu’il leur arrivera la même chose qu’aux HushPuppies: on a pu les voir s’améliorer en temps réel, de mois en mois, pour finir avec une vraie maturité et un album de malade.

Quel avenir pour Pravda ?
On va se calmer sur les concerts et essayer de penser à un album. En attendant, on va refaire une petite compilation demo-CD à vendre sur notre site, on aimerait sortir un nouveau 45t ou maxi, on a commencé à travailler sur des video-clips (‘home-grown’ encore une fois). On a aussi prévu d’enregistrer un titre ou deux avec les gars de Bosco (des gens super sympas !).

Chroniqueur
  • Publication 499 vues29 novembre 2005
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