"> - Indiepoprock

Le programme annonçait 20h00 et comme d?habitude tout est à la bourre dans cette salle bruyante et pourtant agréable qu?est la Scène. IndiePop au sommet pour un public partagé entre branchitude et minettes déjà en débardeur : le printemps est là ! La salle se remplie très lentement et je finis par me dire qu?à ce train là, moi je vais finir par rater le dernier pour rentrer dans ma banlieue?

The Misadventures Of? monte enfin sur scène. Un garçon de plage en t-shirt, pantacourt et pied nu est escorté par des musiciens plus classe, même si le bassiste semble tout droit sorti d?une école de commerce? Au programme, l?essentiel de leur album (chroniqué ici-même) proposant de longues évolutions atmosphériques, qui n?est pas sans rappeler Overhead et ce sans doute grâce à la très belle voix de leur chanteur (le garçon de la plage?).
Les ambiances délivrées par le piano ou le Rhodes sont soutenues par une bonne section rythmique et la guitare évolue en toute liberté parfois un peu trop (guitare hero)? On peut sans doute reprocher au groupe un certain manque d?assurance sur scène, qui donne un peu moins de saveur et de relief aux compositions, peut-être pas le meilleur cadre non plus? Deux inédits dans une veine un peu plus traditionnelle, évoquent certains morceaux éthérés de Sparklehorse avec des ch?urs, et proposent une ouverture des plus séduisantes pour leur prochain album.

Tunique pour l?une, pantalon-veste (très rapidement ôtée) pour l?autre. Petit chapeau pour le bassiste et le son (trop) fort en repousse quelques-uns, non équipés de bouchons antibruit, au fond de la salle.
Hopper a décidé de ne pas faire de compromis et au lieu de s?assagir avec le temps, le groupe mise, plus que jamais, sur un rock noise underground. Le chant de Dorothée et d?Aurélia, toujours assuré, s?alterne, la section rythmique variée, imaginative est impeccable. Malheureusement il manque ce je ne sais quoi, qui ferait de cette pop brute, une musique imparable. Peut-être juste un peu de finesse?
Car tout cela manque beaucoup de contrastes, aussi bien musicalement que vocalement. Exit les nuances entre la fluidité cristalline d?Aurélia et le timbre chaud et cassé de Dorothée. Si la rage et les cris sont sincères, ils sont devenus un peu trop systématiques et c?est bien dommage? On est alors loin de la magie de « Sunbelt », leur précédent EP. Pourtant le talent n?a pas disparu, c?est l?espoir que donne ces deux nouveaux morceaux dont une sorte de valse au ralenti, sans aucun doute la chanson la plus touchante du set. Elle arrive peut-être un peu tard pour enlever, de nos bouches, ce goût amer? Attendons la suite et la sortie de l’album « A tea with D. » prévue pour mai et sans perdre espoir !

Chroniqueur
  • Publication 149 vues19 avril 2004
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