"> - Indiepoprock

Arrivée sur les lieux vers 20h30, juste à temps pour voir les portes se refermer sous notre nez, et un vigile de nous demander d’attendre dehors, dans les rafales glaçées. On persiste, problèmes de listes, et on pénètre enfin dans la douce chaleur du lieu. Un anniversaire – le Batofar fête ses 6 ans – plutôt discret, open bar jusque 22h, quelques ballons au plafond.

THE PARISIANS commencent à jouer (presque) à l’heure. Riffs cinglants et voix d’écorché sur un rythme soutenu, on note les progrès du groupe, formé il y a tout juste un an. Un jeu de batterie incroyable, et trois frontmen qui se relaient aisément face au public : on ne regarde pas THE PARISIANS d’une manière distraite.

PLAYGROUND se fait attendre, mais on oublie très vite cette longueur dans la soirée lorsqu’ils branchent leurs guitares. Sûrs d’eux, poseurs mais pas faux, ils produisent une musique précise et puissante. On découvre un vrai grand groupe sans gamineries inutiles, et un chanteur qui se joue des clichés avec un foulard lamé et une chaîne de métal gris. Quelques titres ne débordent pas d’originalité mais la performance vaut le coup du début à la fin. Une chanson « pour nous faire pleurer » sonne la fin du show, mais en bons menteurs, ils enchaînent juste après sur une punk-song effrénée, histoire de se quitter en bons termes.

THE BISHOP INVADERS s’installent plus rapidement. Question de timing ? Le groupe est résolument pop dans l’approche des chansons. Mais une pop comme on en voit trop peu : élégante, pas trop léchée, un petit quelque chose de Lennon… Les compositions sont engageantes et le chanteur passe de la guitare au clavier pour un set impeccable, mis à part une broutille de micro mal branché.

Sans poudre aux yeux ni recours anglo-saxon, le Batofar nous a gratifié d’une soirée riche, mettant en valeur ceux qui pourraient faire bouger les Français incessamment sous peu. Alors on dit « chapeau bas ».

Chroniqueur
  • Publication 285 vues16 février 2005
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