"> - Indiepoprock

Un mac, des dizaines de fils qui escaladent la scène, et un Japonais assis avec une guitare électrique, voilà pour le visuel. Quand débutent We are the massacre et ses samples de voix d?enfants, extrait du dernier album de World?s End Girlfriend, « The Lie Lay Land », l?univers commence à se créer. Enchaînement avec Give me a shadow, put on my crown, agrémenté de la guitare de Katsuhiko Maeda, le créateur, sans doute un génie fou furieux, qui produit une musique digne d?une symphonie parfaitement indescriptible. Chacun y trouve son compte. On reconnaît Scorpius Circus, certainement le plus beau moment, mais à peine le temps de s?y accoutumer et de plonger dans ce monde difficile à résumer que Katsuhiko se lève pour laisser la place à ses confrères qui partagent leur tournée avec lui. D?une discrétion toute japonaise, il restera dans la salle pour les écouter.

Sans tarder, Mono arrive, composé d?un batteur, d?une bassiste et de deux guitares électriques. Lentes mélodies atteignant leur apogée dans un cri de guitare saturée, tels sont les ingrédients de ce bon vieux post-rock. Dommage qu?à chaque morceau l?on sache ce qui va se passer. Les Japonais restent cependant d?excellents musiciens, précis et visuellement harmonieux, malgré cette impression persistante d?une leçon bien apprise. Même les moments les plus intenses (et les plus longs) sont glacés.

S?il manque ce soupçon d?improbable, ne soyons pas aveugles, Mono mérite sa place dans la sphère post-rock, et le public captivé par l?atmosphère en est sans doute la preuve.

Chroniqueur
  • Publication 267 vues21 novembre 2005
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