"> - Indiepoprock

En ce dernier samedi du mois de juillet 2006, une chaleur écrasante s’abat sur le parc André Citroën, dans le 15ème arrondissement de Paris. S’allonger dans le gazon à l’ombre des arbres ne laisse guère d’autre choix que de plonger un peu dans les bras de Morphée pour quelques minutes… Quelques minutes seulement car une pop enjouée et sautillante vient rapidement nous lécher les oreilles ! On ouvre difficilement un œil, puis le second, et dans la brume encore mal dissipée de notre sommeil, nous apercevons trois jeunes filles au brushing parfait, perchées sur talons hauts et en robe à pois avec ceinture à grosse boucle, exécuter dans un parfait synchronisme des chorégraphies extrêmement élaborées. Que se passe-t-il ? Aurions-nous été téléporté quarante ans en arrière ? Les Crystals ont ressuscitées, à moins que ce ne soient les Shangri-Las ? Est-on en train de peaufiner le tournage du dernier opus de « retour Vers le Futur » ?

Rien de tout cela… On reprend nos esprits pour identifier les Pipettes, nœuds dans les cheveux et dents polies à l’ultra-bright, donnant un concert au festival « Sous La Plage ». Les filles de Brighton sont en ce moment en tournée européenne pour promouvoir la sortie de leur album « We Are The Pipettes » et font escale dans la capitale pour un concert de 45 minutes montre en main. Accompagnées de musiciens remarquablement efficaces, les girls délivrent un show bien rôdé qui voit s’enchaîner tous les clichés du genre (chœurs à la tierce puis à la quinte, diction assez maniérée, mouvements de bras et de doigts dans un sourire en coin, paroles suggestives – « I like the boys in uniform »…), mais on se prend vraiment au jeu et on se voit taper dans les mains pour en demander un petit peu plus en fin de concert (Clap your hands if you want some more !). Les morceaux sont courts et collent à merveille au format radio. Un rappel de deux titres, We Are The Pipettes et Your Kisses Are Wasted On Me, vient ponctuer un set léger et rafraîchissant comme un milk-shake glacé à la vanille. Sûrement pas le concert du siècle, mais une petite douceur fort appréciable au milieu de cet été caniculaire.

Chroniqueur
  • Publication 243 vues22 juillet 2006
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