On a aussi écouté Ravines
Sébastien Polloni ou le chaînon manquant entre Manset et le plus beau d’Yves Simon. Autant dire que sa musique est nécessaire. Une plongée dans un bain doux-amer. Une drôle de douceur, un calme étrange dont on pressent qu’il peut céder et s’ouvrir à des territoires bien plus tempétueux.
L’ironie qui traverse parfois les chansons n’a rien à voir avec le cynisme. Cette ironie-là est terriblement humaine. Elle déroule une dérision écorchée qui donne toute sa grâce à l’album. Toute son élégance aussi, pour ne pas écrire retenue, prête elle aussi à craquer, pour laisser passer un propos qui, à l’instar de la vidéo illustrant « Dis-moi », est salement noir et surtout complexe. Sébastien Polloni, avec « Ravines », s’est durablement installé au coeur du triangle magique de la chanson française.
- Publication 1 875 vues19 octobre 2016
- Tags Sébastien PolloniLes Imprudences
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