On a aussi écouté Romance – Promis ce Soir
La scène musicale française est régulièrement agitée par le retour supposé d’une mode « rock ».
Le fameux « le rock n’est pas mort ». Comme si les guitares s’étaient jamais éteintes quelque part. A ce triste marronnier on préfère l’insouciance et l’énergie qui, d’une génération l’autre, s’emparent de jeunes musiciens ranimant ce qui, en vérité, ne peut disparaître.
Juste cette douce folie, virant à la saine sauvagerie, qui consiste à se sentir vivant, à raconter encore et encore, les déboires sentimentaux, l’embrasement des corps, le désespoir aussi comme la plus belle des matrices artistiques.
Romance incarne brillamment ce que The Libertines sont pour la Grande-Bretagne. La frontalité d’une musique qui envoie dans le décor les conventions, et tend aux conservatismes le miroir d’une jeunesse assoiffée de vie, mais trop souvent malmenée. Reste les corps jetés dans les braises d’un rock intemporel, oscillant entre la légèreté et la gravité. Entre mort prématurée et instinct de survie.
Cette charge électrique – pleine de poésie sentimentale, d’espoirs contrariés et de fêtes salvatrices – est une bouffée d’air frais, d’enthousiasme débridé et paradoxal.
Et ca fait un bien fou.





