"> Staplin - Neon Shades - Indiepoprock

On a aussi écouté Staplin – Neon Shades

Eminemment cinématographique, ce premier album du duo Staplin s’écoute comme la bande-son d’un film imaginaire. Et ce voyage musical évite magistralement l’écueil de la posture « vintage ». L’hommage ici aux prestiges et à l’importance des musiques « à l’image » se décline en de somptueuses chansons, revisitant le trip-hop. Et cette capacité incroyable qu’à ce genre à ouvrir les portes de l’inspiration.

Avec « Neon Shades », Staplin souligne que la musique est bien un personnage à part entière. Un personnage invisible, en arrière-plan, soutenant un récit. Ou une chanson qui devient une histoire à part entière, que l’on garde en soi.

Ce premier album peut se concevoir comme un ensemble, parfaitement cohérent, le déroulé d’un film mental, où s’ enchaîneraient les scènes, et les titres explorant différents états émotionnels. Ou bien s’écouter comme une collections de morceaux stylés et complexes.

Au fil d’un trip-hop tantôt lumineux, presque soyeux, découvrant des paysages stellaires – porté par la voix d’Halo Maud. D’une musique plus urbaine, plus sombre – qu’incarne parfaitement Mark Kerr. Ou bien encore un univers plus léger, mais toujours redoutablement rythmé – dans lequel April March semble chanter avec Serge Gainsbourg.

« Neon Shades » peut alors apparaître comme le chaînon manquant entre les chefs d’œuvres de ce dernier et les créations bristoliennes les plus marquantes. Une belle manière de (re)construire un pont entre les deux rives de la manche. Voilà la meilleure histoire possible, et seule la musique est capable de faire ça.

 

Yan
Chroniqueur