"> Dusk - Indiepoprock

On a aussi écouté Dusk

Jack Cooper et James Hoare aiment travailler ensemble, ça ne fait pas de doute puisqu’ils arrivent à pondre un album tous les ans alors qu’ils ont pourtant d’autres activités dans d’autres groupes à côté. Le secret de cette productivité, en plus d’une complicité supposée, tient certainement à la volonté des compères de livrer une pop simple, directe, limpide, et pourtant pas complètement dans les canons anglais, ce qui pourrait être un comble. Pas de petits accords de guitare catchy, pas de chant maniéré, pas de mélodies bravaches, on est là dans le registre de l’artisanat.

Chez Ultimate Painting, il n’y a pas de véritable chanteur et, sur la plupart des morceaux, les deux compères superposent doucement leurs voix pour pallier leurs limites. C’est également une caractéristique qui pousse le duo à s’appuyer avant tout sur le fond, tout en douceur, sans jamais rien forcer. Moins dépouillé que le folk, la musique d’Ultimate Painting s’appuie néanmoins sur des bases réduites : batterie mouchetée, accords de guitare minimalistes. parfois un piano. Viennent se poser sur ce fragile échafaudage des mélodies aériennes plus sussurrées que déclamées à pleins poumons, évanescentes sans être anecdotiques. A ce petit jeu, Song For Brian Jones, Silhouetted Shimmering et I Can’t Run Anymore emportent les suffrages. Ca ne fait pas de bruit, au propre comme au figuré, ça ne révolutionne rien, ce n’en est pas moins un album qui s’invitera durablement chez les amateurs de travail bien fait.

Rédacteur en chef