"> Autoprod : la sélection du mois de mai 2009 - Indiepoprock

Autoprod : la sélection du mois de mai 2009

On commence en douceur avec les Moonjellies, dont nous aurons prochainement l’occasion de dire tout le bien que l’on pense de leur dernier EP. D’ici là, leur page MySpace vous permettra de découvrir leur pop-rock d’inspiration très classique (Neil Young, Elliott Smith) mais de très haute tenue. On recommande très chaleureusement You Don’t Have To, et son entêtante mélodie au piano, mais le reste mérite fortement le détour. Ecouter Moonjellies

Sur une page MySpace où l’on peut à l’occasion parcourir distraitement une liste de questions sans queue ni tête mais longue comme le bras d’Alain Bernard, Kitsch Device énumère une drôle de liste d’influences, entre Nine Inch Nails et Tue-Loup. N’importe quoi ? Pas tout à fait, car la musique de ce talentueux quatuor a la tête bien sur les épaules, même si ladite tête dodeline sévèrement entre acoustique et électrique. Pour l’instant, le son, très plat, empêche les compositions de prendre toute leur ampleur, mais la qualité de composition de ces morceaux laisse augurer du meilleur – on exceptera I’m Giving Up, étrange comme un Smashing Pumpkins première période passé sur un tourne-disques à la vitesse inégale. Ruez-vous sur le triste et beauMina Lorenz Part 3 Better Off This WayEcouter KitschDevice

A ceux qui, selon l’expression consacrée, auraient « écumé le tout venant » et envisageraient de se lancer « dans le bizarre », on recommanderait bien une petite visite à Wonderboy. Ce Rennais qui officie seul poste volontiers des vidéos de John Zorn, du Blues Explosion de Jon Spencer ou de Devo : beau pedigree. Sa musique est à l’avenant, un proto-blues déglingué à souhait, minimaliste et crade : avec une boîte à rythme, une guitare presque accordée et quelques effets déjantés, Wonderboy propose l’hybridation musicale de Jack White et de Dark Vador. Ca fait peur, mais ça vaut aussi le détour.

On termine cette sélection avec les Suisses de No Fridge, qui nous offre un bref voyage en arrière avec des influences très 90’s : Radiohead bien sûr, parfois Pavement ou encore Sonic Youth pour quelques harmonies étranges. Les titres de leur page MySpace sont encore parfois frustrants, car on sent le groupe tiraillé entre une pop mélodique assez lumineuse et des tentations plus dissonantes. To The Greystone et Crosses illustrent bien ces hésitations. Pourtant le talent de composition et d’interprétation est là. On espère que les mois à venir permettront à No Fridge d’affiner sa personnalité et de choisir son camp ! Ecouter No Fridge

Enfin, on donnera un dernier conseil aux nombreux artistes et groupes qui ont la bonne idée de nous contacter : de grâce, prenez la peine de rédiger quelques lignes de présentation (pas plus) dans un français correct, et prenez garde à ne pas surcharger vos messages, rien de plus pénible qu’un mail de 10 Mo…

Chroniqueur