"> Autoprod : la sélection du mois de juin 2011 - Indiepoprock

Autoprod : la sélection du mois de juin 2011

Luna Maze – Luna Maze (EP)
Ce quartet de musiciens a le don de savoir jouer avec ses instruments pour en tirer des sonorités nouvelles. Le groupe se défend de sonner electro tout en jouant uniquement acoustique, et c’est effectivement le cas. Avec sa voix qui tend parfois vers un registre soul, mais toujours avec des accents pop, la chanteuse Linda Olah emmène l’orchestration, sorte de magnifique brouhaha mélodique, vers des sommets d’originalité. Un univers insolite et terriblement addictif, qui passe de la pop coquine et sucrée façon Lily Allen (Danger) à la drum’n’bass jazzy façon UHT (Sonic), le tout sans aucun complexe. Beaucoup trop utilisé à tort, l’adjectif « frais » prend ici tout son sens et est amplement mérité.
EP en écoute sur Noomiz.

Like Horses Do – Like Horses Do (EP)
Trio parisien nouveau venu sur la scène electro-pop, Like Horses Do a sorti en cette fin juin un excellent EP de six titres, qui explore toute une gamme de styles et d’influences autour d’une solide base beat + bassline. Entre pop mélancolique (The Stars), french touch ambiant à la Air (Silent Whisper), electro-hop dark (l’excellent gimmick hypnotique de Detente), revival french touch 2.0 (la basse groovy de My Planet, so 2007 !), Like Horses Do distille la recette d’une machine à danser chaude et intelligente. De la pop moderne, synthétique, incandescente et clubby, qui peut s’écouter sous les projecteurs fluos ou au casque les jours de pluie. A voir à l’International le 22 juillet.
EP disponible depuis le 27 juin, en écoute sur Soundcloud.

Pollux from Rio – A la Nage (EP)
Après leur premier EP, Kaleidoscope, qui avait fait son effet en 2009, le quartet parisien Pollux from Rio revient avec un deuxième opus, composé de deux titres originaux et trois remixes. Avec un sens de la composition toujours aussi solide, le groupe affirme encore plus ses capacités à devenir l’un des nouveaux piliers de l’entertainment de masse. Avec des titres hyper efficaces, calibrés pour la FM, Pollux from Rio ose le francophone et se positionne sur un créneau peu utilisé, où Housse de Racket par exemple a déjà fait ses preuves. Au final, deux excellents titres et tubes en puissance entre pop, rock, electro et touche française. On parie déjà qu’après quelques écoutes, les refrains vous hanteront la tête tout l’été. A voir le 14 juillet aux Francos et le 20 à la Flèche d’Or.
EP disponible depuis le 06 juin, en écoute sur Deezer.

Control – Control (EP)
Duo parisien qui a déjà écumé de nombreuses salles (Maroquinerie, Nouveau Casino, etc) et joué en première partie de Kasabian, les réputés Control sortent enfin leur premier EP, avec quatre titres inédits et superbement travaillés. Difficile de définir la musique de ces deux énergumènes, tant ils cultivent le mélange des cultures. L’hétéroclisme est leur marque de fabrique, quelque part entre rock fiévreux et sensuel façon Kills ou White Stripes, hip-hop catchy et scratchy, soul, funk, big beat nineties, ou même BO de Tarantino. Un concentré d’énergie et d’éclectisme, à écouter fort le matin pour avoir la patate pour la journée. On vous conseille notamment Hey Hey, qui a le mérite de pouvoir remplacer n’importe quel aliment à base de vitamine C.
EP disponible depuis le 20 mai 2011, en écoute sur Noomiz.

Ending Satellites – Do Not Write Here (EP) + A Devasted Place Where We Can Dance (EP) + We All Are Strangers In Our Own Lives (EP)
Entre musique et photographie, Ending Satellites se veut être un projet artistique à part entière. Venu de Bayonne, le projet a pris forme ces derniers mois avec la sortie de 3 EPs coup sur coup, dans l’attente d’un quatrième opus en juillet. Sur les deux premiers, Ending Satellites s’en tient à des compositions aériennes presque exclusivement instrumentales, et qui développent une véritable ampleur cinématographique, entre film de guerre mélancolique (The Last Dance, qui mixe explosions, sirènes et discours historiques) et western crépusculaire (Paros de la Frontera). Avec toujours la même solide base pop/rock soutenue par le piano, Ending Satellites a évolué sur le troisième EP vers des compositions à texte. Sur Drive Through This Ghost On The Side Of The Road, on passe du côté d’un rock grandiloquent et magnifique ; sur Parcelles d’incertitudes quotidiennes, les paroles en français font l’effet d’un retour brutal au réel, moins convaincant malgré une orchestration sublime entre piano et electro symphonique à la Moby. Au final, une superbe découverte à aller écouter d’urgence.
EP Do Not Write Here disponible depuis le 1er février, EP A Devasted Place Where We Can Dancedisponible depuis le 15 mars, EP We All Are Strangers In Our Own Lives disponible depuis le 13 mai. Tous en téléchargement gratuit sur Bandcamp.

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