"> Artiste inconnu - Black Museum - Indiepoprock

Black Museum


Un album de sorti en chez .

Comme toujours, le label A Tant Rêver Du Roi nous propose, pour ses nouveaux poulains, un packaging soigné, basé sur un graphisme original. Musicalement, avouons-le, l’originalité est beaucoup moins audible : Prosperr officie dans un créneau post-punk instrumental assez calibré. Les amateurs auraient toutefois tort de bouder leur plaisir à l’écoute du premier album de […]

Comme toujours, le label A Tant Rêver Du Roi nous propose, pour ses nouveaux poulains, un packaging soigné, basé sur un graphisme original. Musicalement, avouons-le, l’originalité est beaucoup moins audible : Prosperr officie dans un créneau post-punk instrumental assez calibré. Les amateurs auraient toutefois tort de bouder leur plaisir à l’écoute du premier album de ce trio.

La parties de guitares, souvent assez complexes, sont bien agencées, et s’appuient sur une rythmique basse / batterie énergique et efficace, qui constitue un tremplin idéal pour donner à ce son abrasif et rugueux une belle force de frappe. S’il n’y a pas de voix, pas de paroles, il y a en revanche sur ce "Black Museum" toutes les figures imposées du genre : changements de rythmes au cordeau, moments de calme relatif précédant des déluges sonores…

Le très bon Eugene, ou le percutant 2513=2514, démontrent bien la puissance que peut dégager le groupe. Mais la répétition obstinée des riffs et des motifs finit, sur la longueur de l’album, par fatiguer un peu. La basse, en particulier, joue trop souvent la carte de la boucle hypnotique – mais n’est pas Shellac qui veut. On reprochera surtout à Prosperr de trop souvent bouder les mélodies pour s’enfermer dans un créneau uniquement régi par les variations rythmiques, trop mathématique et un peu trop "formel", alors que le très réussi 4 Etages Pour Un Piano apporte la preuve que sans réellement renier son credo d’origine, Prosperr peut apporter un soupçon de variété bienvenu dans un univers trop monochrome.

Les fanatiques de Shellac ou Fugazi pourront prendre un plaisir non négligeable à la visite de ce "Black Museum", auquel on reprochera tout de même de creuser indéfiniment le même sillon étroit. Le refus de tout compromis est en général une approche courageuse et louable, mais on reste persuadé que Prosperr pourrait facilement rendre sa musique plus accessible sans pour autant que l’on crie à la corruption…

Chroniqueur

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