"> International de Benicàssim - Indiepoprock

International de Benicàssim

18h40 : Encore des Anglais, de Newcastle: MAXIMO PARK. Etonnement signés, il y a peu, sur le fameux label d?électro Warp. Comme si chaque maison de disque voulait son groupe de pop-rock pêchu Franz-Ferdinesque. Ici, les rythmiques endiablées côtoient des sons de synthé analogique. Le groupe arbore un style assez militaire avec des costumes tirés à quatre épingles. Le chanteur (Paul Smith) est survolté et semble bouillir de l?intérieur. Le show tient la route et quelques morceaux comme Graffiti font bondir l?assistance.

Juste après le changement de plateau, voici un nouveau groupe anglais, de Leeds ce coup-ci : WEDDING PRESENT. Enfin, il était nouveau en 1987. Le leader, David Gedge, avait abandonné le projet pour se consacrer à son nouveau groupe, Cinerama, en 1996. Le revoilà donc avec un nouvel album et avec ses cocottes funky. Très rythmé, et les anciennes compos ne sont pas du tout has been. Il y manque peut-être un peu de charisme.

21h10 : Direction la grande scène où jouent les canadiens de HOT HOT HEAT, qui font gentiment s?agiter le public avant le plat de résistance?

?Monsieur Nick CAVE entouré par THE BAD SEEDS : l?Australien est toujours aussi beau et fin, et le son des Bad Seeds est exceptionnel. Nous entendons ces claviers, ch?urs, guitare, mandoline, percussions diverses avec une telle clarté et une telle dynamique ; dynamique forcément animée par la fougue de Nick sur scène, tout au long de cette 1h15 de ce concert en béton armé pour 35 000 personnes. Quelques morceaux historiques comme The Weeping Song ou Stagger Lee. Dommage que Blixa Bargeld (du groupe Einsturzende Neubauten) ne soit pas venu pousser ses cris de torture comme il le faisait autrefois avec Nick. En tout cas, merci pour cette prestation exceptionnelle.

Le c?ur encore retourné, il nous une demi-heure pour nous faufiler parmi les milliers d?Anglais qui ont envahit la fosse de la grande scène. OASIS rentre sur scène sous une déferlante grandiose de spotlights, de fumée, et de beats assourdissants. Une intro digne d?un groupe star prétentieux ? Oui, mais cela fait partie du jeu. Dans la foule, c?est du délire. Trois minutes plus tard, Noël entame les accords du dernier gros single en date, Lyla, refrain scandé par des milliers de choristes. Il en sera de même pour Wonderwall, Champagne Supernova ou Don ?t look back in anger. De quoi choper quand-même quelques frissons. Liam est aussi puant que d?habitude et est vêtu d?un petit ensemble polo à rayures ? bas de jogging dépareillés. Il est aussi très sympa car il n?hésite pas à balancer son tabourin à ce spectateur qui lui a lancé une bouteille (magistralement reprise de volée par Liam, d?ailleurs). Il peste également contre un technicien qui passe trop souvent derrière la scène à son goût ; tout sourire, Noël ajouta au micro qu?il vaut mieux que ce gars ne se montre plus (sous-entendant que ça énerve fortement le frérot). Le concert est en lui-même correct mais il vaut surtout le coup pour l?atmosphère et les à-côtés.

2h : Déboule un autre groupe anglais (!) : KASABIAN. Le mélange de rock, à la Stones ou MC5, et de sons plus modernes fait s?agiter la foule qui reprend les titres les plus entêtants, Club foot ou Lost Soul?s Forever. La basse épaisse est très en avant et les nappes d?orgue sont chaleureuses. Un son personnel et pas si ridicule après Oasis. Dans l?ensemble, bon concert et fortes aptitudes scéniques : le public a vraiment apprécié.

Jonglant ensuite entre la nuit DFA, sur la scène Fib Club, et la nuit Tigersushi, sur la scène Music Box, nous y retrouvons toutes sortes d?artistes rock-trash, DJs, de groupes d?électro? dont l?intérêt est assez variable. Le label DFA est au four et au moulin, surtout son leader James Murphy, qui joue à 3h sur la grande scène avec sa formation LCD SOUNDSYSTEM. Le groupe punk-funk-house commence à drainer une solide réputation sur scène. Grosse qualité du chant (ou des hurlements) de Murphy, énorme patate d?un batteur hyper carré, un bassiste qui groove, des sons de synthés analogiques et des percus du meilleur effet. Les morceaux Yeah Yeah Yeah ou Movement retournent l?assistance. Enorme fiesta.

Chroniqueur
  • Publication 219 vues7 août 2005
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