"> epona - Indiepoprock

Interview de epona

epona

Il faut continuer à se battre

Nouvelle venue dans rock belge, epona est une habituée de la scène et du public en tant que comédienne depuis ses 7 ans. La musique est pour elle une façon personnelle de partager ses textes engagés et féministes.

En cette journée internationale de la femme qui a pour thème DigitALL : Innovation et technologie pour l’égalité des sexes, nous vous invitons à découvrir un peu plus epona, une jeune femme de 21 ans déterminée à dénoncer les inégalités hommes-femmes toujours présentes dans notre société.

Ce vendredi 10 mars sort 2023 son premier single intitulé Voice. Pour patienter d’ici là, en bonus de l’interview de l’artiste belge, nous avons le privilège de vous proposer un extrait de ce premier morceau.

 

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Epona, j’ai 21 ans. Je suis comédienne depuis l’âge de 7 ans et j’ai commencé à chanter assez vite après. J’ai eu la chance de rencontrer Dimitri Eggermont, le compositeur et guitariste de notre projet à la suite d’une représentation de théâtre dans laquelle je joue et chante. Ensemble, on produit de la musique indie-rock et j’écris des textes féministes engagés qui me tiennent beaucoup à cœur.

J’ai remarqué sur ta page Facebook que tu avais publié une reprise du titre Missile d’IAMX. Quel est l’impact de l’univers musical de Chris Corner sur tes compositions ?
J’ai découvert le morceau « Missile » d’IAMX grâce à une copine, fan de mes reprises, me proposant de reprendre ce morceau. Comme je l’ai beaucoup apprécié aussi bien au niveau du son que du propos, j’ai proposé à Dimitri qu’on le reprenne, c’est d’ailleurs l’unique reprise que l’on joue à nos concerts parmi une dizaine de compositions. Le morceau parle de relations toxiques et je trouvais qu’il allait bien avec mon univers. Par la suite, j’ai écouté plein d’autres morceaux de Chris Corner et je vais probablement m’en inspirer pour les prochains morceaux.

Quelles sont tes autres influences musicales ?
Au niveau des influences musicales, je me nourris du rock des années 2000 (Strokes, Killers, Arctic Monkeys,…) et plus ancien (Radiohead, Cure, Supertramp,…) mais j’admire évidemment aussi les chanteuses et l’univers des projets tels que Mazzy Star, Garbage ou les Cranberries ou encore Molly Rankin du plus récent groupe canadien de dream-pop Alvvays

Ton premier morceau Voice sort ce vendredi 10 mars. Le communiqué de presse qui l’accompagne évoque un hymne rock-indé qui encourage les femmes à prendre la parole pour exiger le respect et la reconnaissance qu’elles méritent.  Peux-tu nous expliquer ce qui t’a poussé à écrire sur ce thème-là ?
Je pense avoir été vite impliquée dans la lutte féministe suite aux milliers de conversations que j’ai pu avoir avec mes sœurs. J’ai vécu dans un environnement de 6 sœurs et encore d’autres demi-frères et sœurs en plus. Il n’y avait pas de tabous entre nous. Alors comme nous étions beaucoup à la maison et qu’on parlait beaucoup, les sujets tels que le harcèlement, la violence des hommes, les injustices ont beaucoup été mis sur la table. J’en suis repartie révoltée et impliquée dans ces sujets-là. D’autant qu’il nous est arrivé des misères avec des hommes à toutes au moins une fois. Et c’est beaucoup trop.

Quel est ton point de vue sur l’évolution de notre société à ce sujet  ?
Je pense qu’il y a une bonne évolution en comparaison avec les années et décennies précédentes mais ce n’est clairement pas suffisant. Les femmes ne sont toujours pas assez écoutées et nos droits ne sont toujours pas égaux à ceux des hommes. Il faut continuer à se battre.

Ton premier EP devrait sortir au printemps. Les autres morceaux abordent-ils également des thèmes actuels de société ?
Bien sûr. Je consacre tout l’EP (et peut-être même plus) aux inégalités et aux problématiques de notre société. J’aborde le harcèlement de rue, l’impunité du viol, la charge mentale des femmes, … il y a même une chanson autour des exhibitionnistes.

Avec qui as-tu collaboré sur ce premier EP ?
Je travaille en duo avec Dimitri Eggermont, c’est nous qui composons nos morceaux. On gravite vraiment autour du même univers musical, c’est donc très pratique pour la musique. Les textes sont écrits par moi.
À côté, Merlin Vanitterbeek se joint à nous à la batterie pour les lives. On a enregistré avec Valéria Di Forti et Charles De Schutter (Superbus, -M-,…), Charles qui s’est aussi occupé du mix avant de partir accompagner Angèle pour sa tournée. L’EP a été masterisé par Rémy Lebbos, qui vient notamment de collaborer avec un autre belge, Pierre De Maere. On a préparé un clip pour le premier single Voice avec Louis Lekien, réalisateur chez BLEUNUIT.

Peux-tu nous présenter l’équipe qui t’accompagne sur scène ?
Pour l’instant nous ne sommes que trois ou quatre, Dimitri à la guitare, Merlin à la batterie,  moi au chant et Valéria Di Forti s’occupe du son. J’aime bien aussi aller sur scène en formule guitare-voix uniquement pour des concerts plus intimistes.

Quel est ta playlist du moment ?
J’ai une playlist de musique rock (que j’adore) mais je n’ai pas encore fait de playlist avec tous mes genres différents. Je suis du genre à liker directement les morceaux qui me plaisent…

Rédacteur en chef
  • Date de l'interview 913 vues 2023-03-06
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