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Interview de All We Are

Interview de All We Are

Vous venez chacun d’un pays différent. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Guro : Nous avons tous déménagé en Angleterre à Liverpool, pour commencer les cours à l’Université. Nous nous y sommes rencontrés, sommes devenus très bons amis et voulions que ça continue.

 

Depuis quand êtes-vous ensemble ?

Richard : Nous avons monté le groupe il y a à peu près 2 ans, quand nous avons terminé l’Université. Nous voulions rester à Liverpool et aussi vraiment rester potes.

 

Avez-vous chacun des influences différentes ?

Richard : Nous écoutons tous des trucs différents. Nous avons chacun notre histoire. Mais nous aimons partager notre amour pour le hip-hop, la soul, le disco et tout ce qui a du groove. J’écoute beaucoup de hip-hop des années 90, comme de la G-Funk et des sons de la West Coast. Même des sons de maintenant comme Kendrick (Lamar)…

Guro : … Chance The Rapper est très cool aussi.

 

Votre premier album sort bientôt. Pouvez-vous nous raconter son histoire ?

Guro : Toutes nos chansons commencent de la même manière. Nous jouons ensemble, tous les 3. Nous jouons beaucoup et les titres se forment comme ça. Nous faisons tout ensemble, même l’écriture des paroles.

Richard : Nous sommes très proches. Nous aimons nous retrouver dans des lieux isolés et nous créer une bulle : pas d’internet, pas de téléphone. Nous prenons juste nos instruments et y restons quelques semaines. Nous avons fait ça en Norvège et au Pays de Galles, avant d’entrer en studio. Mais nous écrivons presque toutes les chansons à Liverpool.

 

 

Guro, tu es norvégienne, Rich irlandais et Luis brésilien. Est-ce que vos différentes origines rendent le groupe plus fort ?

Guro : Je pense que la raison pour laquelle le lien est aussi fort entre nous vient du fait que nous ayons tous quitté notre pays d’origine, nos amis, notre famille.  Nous avons dû chercher une nouvelle famille quand nous sommes arrivés en Angleterre et nous l’avons trouvée ensemble. Je pense que ça nous rend vraiment plus forts.

 

N’avez-vous pas essayé de chanter en norvégien ou en brésilien ?

Richard : Nous voulons garder la musique aussi universelle que possible. D’une certaine manière, je pense que c’est donc mieux en anglais.

Guro : Il dit ça juste parce qu’il ne sait pas parler le norvégien ou le brésilien. (rires)

Richard : Oui. (rires)

Guro : Nous n’avons jamais essayé. Peut-être devrions-nous le faire.

 

Vous pourriez faire une reprise par exemple.

Richard : Ça serait une idée.

 

Vous avez travaillé avec le producteur Dan Carey (Bat for Lashes, Emilíana Torrini). Comment s’est passée la collaboration ?

Richard : Nous nous sommes rencontrés à peu près à la même période, l’année dernière. Après une journée passée avec lui, nous nous comprenions et nous avons décidé de travailler avec lui.

Comme je le disais précédemment, nous sommes très proches et ce que nous faisons est très organique. Ça aurait pu être difficile d’amener quelqu’un d’autre dans le projet. Mais en fait, avec Dan, ça a été vraiment très facile. Il a apporté cette très bonne ambiance, il nous a très bien compris de suite.

Guro : Il a aussi su apporter le groove sur les titres pour les rendre encore meilleurs.

 

Vous avez sorti un clip pour Keep Me Alive. Avez-vous pris part au visuel et au scénario ?

Guro : Pour chaque visuel que nous faisons, nous avons une très bonne représentation de la manière dont nous voulons être vus. Quand nous avons trouvé Abbie Stephens, la réalisatrice de la vidéo, nous voulions qu’elle comprenne cette sorte de monde parallèle et elle est venue avec son idée que nous avons beaucoup aimée. Le clip a cette ambiance étrange que nous aimons beaucoup.

Richard : Je pense que Keep Me Alive a vraiment une sorte d’influence psychédélique, avec cette intro magistrale à la guitare. Nous voulions que ce soit reflété dans la vidéo. Nous voulions ce sérialisme face à cette nature abstraite. Abby a fait un travail magnifique pour animer tout ça.

 

 

Vous étiez à l’Opening Party du Pitchfork Music Festival de Paris cette année au Trabendo. Comment avez-vous vécu ça ?

Guro : J’ai vraiment apprécié.

Richard : C’était génial. Nous avions déjà joué au Trabendo avec Warpaint en janvier juste avant d’enregistrer l’album. Le personnel s’en souvenait, l’endroit est agréable. C’était très sympa d’être impliqué dans le festival. Il y avait une très bonne ambiance. Nous avons beaucoup aimé jouer à Paris.

Guro : Le public était super sympa.

 

Vous revenez bientôt, le 16 février prochain.

Richard : Oui. Nous sommes très impatients et très excités. Nous avons travaillé dur pour le live. Il y a une évolution constante à ce sujet et on espère que ça va se voir. Nous essayons toujours de nous améliorer.

Guro : Être en tournée, c’est ce que nous préférons. La tournée commence mi-février.

 

Vous apportez de l’intérêt au visuel sur scène ?

Richard : Nous voulons que ça soit une expérience immersive. Nous y travaillons actuellement. Nous faisons de notre mieux pour que ça soit le cas.

Guro : Et les titres sont assez cinématiques donc ça serait sympa que ce soit assez visuel.

 

Vous êtes sur SoundCloud. C’est important que votre musique soit accessible sur Internet ?

Richard : On veut que notre musique sorte d’une manière ou d’une autre et Internet est un bon medium. Les retours sont très positifs. Mais nous pensons que l’album dans son ensemble raconte une histoire, un voyage du début à la fin. Nous avons pris soin d’ordonner les titres. Sortir quelques titres comme ça, c’est vraiment pour donner envie d’écouter l’album et de partager ce voyage.

 

Vous allez sortir d’autres titres comme ça ?

Richard : Il y aura peut-être encore un single avant que l’album sorte. Mais il y a toujours des collaborations, des remixes qui peuvent arriver. Pour Keep Me Alive par exemple, le titre sortira avec l’album. Il y a des remixes en cours. Peut-être que nous ferons des remixes pour d’autres personnes. Il y a toujours plein de choses à faire.

 

D’ailleurs vous avez repris Can’t Do Without You de Caribou. Dan (Snaith) vous a contacté à ce sujet ?

Guro : Non. (rires)

Richard : (rires) Je pense que c’est un mec très occupé. La raison pour laquelle nous avons fait une reprise est parce que nous avons participé à un festival au Pays de Galles qui s’appelle Green Man. Caribou était en tête d’affiche le soir où nous avons joué. C’était un concert vraiment incroyable. Et ce morceau est époustouflant. Mais nous ne l’avons pas rencontré. (rires)

Guro : Il nous évite. (rires)

 

 

Que peut-on attendre pour 2015 ?

Guro : Nous ne savons pas vraiment. Nous voulons juste que l’album sorte. (rires)

Richard : Nous avons participé à d’excellents festival l’été dernier. Nous espérons que les prochains seront encore mieux parce que l’album sera sorti.  Nous verrons bien ce qui se passera. Si nous avons du temps, nous continuerons à écrire. Nous espérons être très occupés.

 

L’album éponyme des All We Are sort le 2 février 2015 chez Domino Records.

Interview réalisée le 10 décembre.

Remerciements : Guro, Richard, Jennifer.

Chroniqueur
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