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Interview de Vera Daisies

Interview de Vera Daisies

Transformer mes désillusions en art m’a permis de garder le cap.

Vera Daisies (ex Ottis Coeur désormais en solo) a sorti son premier album au tout début de l’année. Avec un léger décalage (indépendant de notre bonne volonté), nous sommes allés à la rencontre de l’artiste pour lui poser quelques questions. Le timing ayant été perturbé, seules les questions les plus pertinentes ont été conservées, ce qui explique que l’interview est assez courte.

 

Quand on regarde les paroles de près, une impression se dessine. Comme si l’EP était une sorte de journal intime : d’abord un amour naissant, puis plein de « rebondissements » (souvent mauvais, malheureusement), et enfin un bilan. Est-ce une construction volontaire, et que raconte-t-elle de toi ?

Je vois cet EP comme un recueil de souvenirs, comme des leçons qui valaient la peine d’être retenues, ou encore comme le témoignage de ces dix dernières années. Transformer mes désillusions en art m’a permis de garder le cap et de reprendre le contrôle de manière positive sur ma vie et mes rêves.

Je pense que ça raconte surtout que je suis téméraire et que je reste loyale aux rêves de la petite moi d’il y a dix ans.

Et ces paroles, justement, elles sont en anglais maintenant, alors que tu chantais en français avant. Qu’est-ce qui explique ce changement ?

En réalité, le changement, c’était plutôt quand je chantais en français : j’ai toujours chanté en anglais. J’ai voyagé, j’ai habité à Manchester, en Angleterre, et je chantais dans un groupe là-bas.

L’anglais représente pour moi une ouverture vers le reste du monde. La preuve en est que j’ai pu tourner en Allemagne, en Angleterre, et bientôt en Autriche. J’adore chanter en français aussi, mais je me sens moins enfermée avec l’anglais.

C’est toi qui fais tes clips, que j’adore au passage : il y a vraiment une identité qui colle au son. Est-ce qu’ils sont réalisés après les compositions, ou est-ce que tu peux avoir des idées graphiques que tu mets ensuite en musique ?

Pour ce premier EP, j’ai fini la musique en premier, et les images sont venues après. C’était aussi intéressant, parce que j’avais déjà un guide pour imaginer une nouvelle histoire et une nouvelle lecture des morceaux.

J’aimerais expérimenter davantage autour de la relation entre l’image et la musique à l’avenir.

En parlant d’identité visuelle, qu’est-ce qui t’a incitée à choisir ce lézard comme avatar ?

C’est un dinosaure ! Je suis fan de Jurassic Park.

C’est une figure qui m’a beaucoup suivie ces dernières années. J’ai glissé des petits dinosaures dans plusieurs projets et clips que j’ai réalisés pour d’autres artistes.

J’avais envie de raconter en images la transformation dont parlent les chansons de cet EP.

Mais je ne voulais pas non plus faire une jolie photo, me faire « belle » et me montrer sous mon meilleur angle. Je voulais assumer quelque chose de bizarre, voire de terrifiant, mais aussi de cool en même temps.

 

Pour écouter le premier EP de Vera Daisies, Clever Girl, c’est par ici :

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