"> Interview du groupe "The Lanskies" - Indiepoprock

Interview de The Lanskies

Interview du groupe "The Lanskies"

The Lanskies est un groupe pop-rock originaire de ST-Lô dans la Manche créé 2006. Il a la particularité d’être une formation française avec un chanteur anglais, ce qui le distingue de bon nombre de ses confrères. Le groupe a reçu un bon accueil, en particulier de la presse hexagonale, et s’est produit en Chine et aux USA.

Notre rencontre se déroule dans un hôtel parisien avec Lewis (chant), Florian (guitare) et Zool (basse) . C’est principalement Lewis qui répond aux questions d’indiepoprock.

 

Un journaliste de deux-minutes-trente affirme que vous dépoussiérez la new-wave… Est-ce volontaire ou est-ce une coïncidence ?

Je dirais que c’est tout à fait volontaire, quand on a commencé à jouer de la musique on faisait de la new-wave, et aujourd’hui il y a des influences qui viennent de notre guitariste.

A l’époque on était dans une mouvance revival post-punk et là, on a pris plus le temps de digérer nos influences. C’est un peu pour cela qu’on a intitulé notre album « hot-wave ».  On ne s’est pas qualifié de hot-wave, ce sont des journalistes qui nous ont collé cette étiquette et nous l’avons reprise à notre compte.

 

Sur votre album « Hot Wave » sont apparus les synthétiseurs. Cela correspond-il à une nouvelle orientation musicale ?

Oui, pour le premier album on ne voulait pas de synthé. On l’a enregistré dans un studio qui s’appelle le Hameau et sur place, il y avait plein de synthés. On était comme des gamins dans un magasin de jouet, on a essayé les appareils. Pour le nouvel album, on était également dans un studio où il y avait plein de synthés vinage.

Par contre on n’a toujours pas de clavier sur scène. La raison numéro un est qu’on n’a pas trouvé le mec pour le faire. La raison numéro deux est qu’avec les technologies actuelles il y a moyen d’envoyer des séquences avec un ordinateur et de se passer d’un musicien qui joue des claviers.

Ça ne veut pas dire que sur le troisième album il n’y aura pas des synthés partout.

 

Qui joue du synthétiseur sur l’album ?

C’est Flo (ndlr :  guitariste). On pensait que personne ne savait jouer du clavier, mais Flo nous avait caché qu’il avait fait 5 ans de piano classique…

Flo : je me suis mis à la guitare alors que je jouais du clavier dans mon premier groupe. Quand j’ai commencé à jouer en groupe, c’était au clavier et je suis passé à la guitare parce que je m’ennuyais.   Je trouve beaucoup plus simple de composer au clavier qu’à la guitare.

 

Justement, vous composez à la guitare ou au clavier ?

Flo : tout le monde compose, et en ce qui me concerne depuis deux-trois ans je cherche des grilles harmoniques au clavier. Lewis compose guitare-voix et le bassiste a arrangé Fashion Week, 48 hours et Move It. On a vraiment tous participé.

Lewis : Anita, c’est le batteur qui l’a trouvé et If You Join Us c’est Flo qui l’a composé.

Des morceaux ont été réalisés par des individualités différentes et d’autres en groupe.

 

 

Vous avez joué en Chine et à New York. Avez-vous d’autres projets de concert à l’étranger ?

Pour le moment non. On a tourné dans tellement de pays étrangers que notre idée, cette année, est de tourner en France et de gagner du public en France.

Il y a une raison terre à terre : la promo se fait sur la France. On verra si l’album sort à l’étranger.

 

Comment s’est passé le travail avec le producteur Clive Martin ?

Flo connaissait ce producteur, savait ce qu’il avait réalisé et Isabelle du label ZRP nous a dit qu’elle connaissait son travail.

On est allé le chercher à la gare d’Ouistreham et on s’est rendu dans un petit studio en Normandie. On a enregistré avec lui des petits arrangements de guitare.

Il nous a guidés sur les petites faiblesses qu’il sentait sur cet album et ça a été très bénéfique.

 

Il y a 2 titres dance music sur cet album (IF You Join Us et Move It). Les jouez-vous sur scène ?

Oui. Move It est un peu plus rap. On nous qualifie de groupe dansant, avec une vraie joie et une vraie énergie, du coup on a voulu exploiter ça. Move It est un titre phare de notre nouveau set. On a envie de voir les gens danser.

 

Dans 48 hours vous faites allusion à Margaret Thatcher. Pourquoi cette référence ?

Le premier couplet parle d’un lendemain de cuite. Le deuxième couplet est un délire de quelqu’un qui est complètement arraché. J’ai composé ce titre en regardant le film sur les Happy Mondays « 48 hours party people ».

 

Quels sont vos projets après l’album « Hot Wave » ?

Flo : Le projet c’est de faire un max de dates. Cet album a été enregistré il y a un an et on a envie de tourner. On ne veut pas produire pour produire, nous voulons prendre notre temps.

Lewis : je n’aime pas le studio, tout devient vachement clinique. Zool est arrivé en plein milieu du travail sur l’album, et on a pris le temps de composer, d’écrire dix quinze chansons cohérentes. Je trouve qu’aujourd’hui on veut aller trop vite, or il faut prendre le temps de digérer .

Flo : je pense que ça ne sert à rien de faire un album tous les ans, il y a trop de fortes têtes, il y a cinq influences différentes qu’il faut canaliser.

 

Dans quel endroit rêvez-vous de jouer ?

Flo : j’ai personnellement réalisé mon rêve en jouant aux Usa, en particulier dans un bar où personne ne nous attendait et où le public n’était pas conquis d’avance.

Lewis : je rêve de jouer à Liverpool devant ma famille, sinon on est prêt à jouer dans tous les festivals français. Je n’ai jamais joué en Grande-Bretagne et c’est un peu frustrant, je parle de musique à ma famille qui ne m’a jamais vu sur scène et me prend pour un mytho.

Flo : C’est très difficile de jouer en Grande-Bretagne. Là-bas, on n’intéresse personne. Et la concurrence est rude.

Chroniqueur
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