"> Live au Nouveau Casino - Indiepoprock

Live au Nouveau Casino

Etape parisienne au sein d’une tournée marathon, Gomm joue ce soir devant un public assez clairsemé et difficile à convaincre. L?énergie déployée sur scène et la virulence des morceaux sont pourtant à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre, après l’écoute de leur premier album réussi.

Les sirènes de Karl_Heinz Mucke ouvrent le set, le temps pour le groupe de se mettre en place et d’ajuster la sono. Marie au clavier et Oliver à la batterie se font face, en front de scène, se répondant au chant, laissant l?arrière scène à Mathieu et Guillaume, qui alternent tour à tour la basse, la guitare et les samples. L’éclairage violent des stroboscopes alterne avec des éclairages plus tamisés au gré des breaks et des changements de rythme. Le groupe redouble d?énergie pour balancer ses titres et imprégner un public trop statique et hagard devant ces extraterrestres lillois.

Tous les titres de l’album ? Destroyed to perfection? sont joués (hormis I Want, peut-être trop calme pour avoir sa place dans un set aussi juteux et vitaminé). Nous avons droit en exclu à deux nouveaux morceaux Good sizes et No disappointment, qui annoncent un deuxième album du quatuor.

La musique de Gomm, savant mélange de sons psyché, de punk et d?électro, offre une ouverture intéressante en live, des constructions atypiques et surprenantes. La magnifique descente de basse sur Common place, le riff planant et entêtant de Sorry, les notes cristallines de Break Machine (joué sur un Rhodes caché en arrière scène), les intros allongées et bidouillées, les nappes d?ambiances, Gomm trouve l?arme efficace pour signer ses morceaux et imposer son style. Quelques relents de disco s?incrustent discrètement dans certains morceaux. Le groupe reprend Call me de Blondie dans une version plus rock, un peu torturée et sans prétention mais sympathique.

La mayonnaise a été longue à prendre mais le public en redemande. La bande se lance dans un rappel apocalyptique avec Sorry et Break Machine, permettant à chacun de malmener son instrument pendant que la délicieuse Marie, en transe, hurle ses textes et s?affole sur son clavier. Petite anecdote, le groupe dédicace Sorry en bras d?honneur à Wire, pour qui le groupe a ouvert dans ce même Nouveau Casino, deux ans plus tôt, dans des conditions désastreuses. La bande à Colin Newman aurait dit à cette occasion que Gomm n?avait rien à faire là… Ce soir, Gomm avait toute sa place sur scène et on espère bien les revoir.

Chroniqueur
  • Publication 119 vues14 avril 2005
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