"> Bill Callahan @Le Trianon - Paris 23/04/23 - Live Report - Indiepoprock

Bill Callahan @Le Trianon – Paris 23/04/23


Artiste rare par sa présence chez nous, Bill Callahan faisait escale au Trianon le dimanche 23 avril dernier.

Les concerts de Bill Callahan ne sont pas fréquents en France et cette date au Trianon de Paris était enfin l’occasion de voir sur scène un artiste qu’on suit depuis de nombreuses années maintenant. En première partie, c’est l’artiste française Miët, seule sur scène avec sa basse et ses boucles qui a offert un aperçu de ses talents. Si apprécier concrètement la subtilité de ses morceaux n’était pas forcément aisé, celle-ci s’est montrée plutôt à son aise pour installer un climat sonore complexe et, surtout, faire étalage de ses talents vocaux. En conclusion d’un set assez bref, l’interprétation a capella d’un poème de Walt Whitman en donnera un bel aperçu.

A l’heure dite, Bill Callahan entre en scène, flanqué d’une partie des musiciens qui l’accompagnent sur « ytilaeR », son dernier opus paru l’an dernier, dont Jim White à la batterie, toujours une valeur sûre. Et si on avait présenté cet album comme celui d’un groupe, c’est  bien un combo bien assorti qui s’empare de la scène sous des vivats soutenus. De fait, le concert sera avant tout centré sur le dernier album et démarre par le premier morceau de celui-ci. Si le rendu sonore est quelque peu flou sur le tout début du set, rapidement, tout se met en place et le public, très attentif et réceptif, ne tarde pas à réagir avec enthousiasme. Le guitariste à la gauche de Bill Callahan s’avère précieux en jouant d’accords à contretemps qui épaississent le son, les interventions du saxophone sont toujours justes et, petit à petit, la voix chaude de Bill Callahan s’impose et fait rayonner ses mots, d’une clarté suprenante.

Les échanges avec le public sont réduits, Bill Callahan étant un intropsectif pudique, il n’y a pas de jeu de scène à proprement parler mais tout cela devient secondaire, la musique prenant une présence captivante. On est heureux d’entendre Hit The Ground Running, qui appartient au répertoire de Bill Callahan version Smog, ou encore Too Many Birds issu du magnifique « Sometimes I Wish We Were An Eagle », en rappel. Le temps est passé très vite, Bill Callahan remercie le public qu’il gratifie de « beautiful audience » et, effectivement, les moments où la symbiose entre un public et l’artiste sur scène est aussi totale sont finalement rares. Dans son immense discrétion, Bill Callahan n’en est pas moins un géant qui peut susciter ces moments.

Rédacteur en chef
  • Publication 429 vues1 mai 2023
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