"> Blonde Redhead @ Le Nouveau Casino - 19 février 2004 - Live Report - Indiepoprock

Blonde Redhead @ Le Nouveau Casino – 19 février 2004


La programmation pointue et alléchante du Nouveau Casino fait des heureux et des déçus. La venue de Blonde Redhead cet hiver, précédent la sortie d’un nouvel album, témoigne de cette ambivalence. La salle n?est pas assez grande pour contenir la ferveur des fans du groupe new-yorkais. Ainsi, ils sont nombreux à s’agglutiner devant l’entrée, brandissant […]

La programmation pointue et alléchante du Nouveau Casino fait des heureux et des déçus. La venue de Blonde Redhead cet hiver, précédent la sortie d’un nouvel album, témoigne de cette ambivalence. La salle n?est pas assez grande pour contenir la ferveur des fans du groupe new-yorkais. Ainsi, ils sont nombreux à s’agglutiner devant l’entrée, brandissant une feuille quêtant la place providentielle qui les comblerait de joie. Ben voyons. Elle est si précieuse que ça ma place ? J’allais en juger moi qui, je l’admets, souhaitait écouter ces chansons singulières sur scène depuis des années. Novice à l’entrée donc. Un peu fébrile aussi.

Pas de première partie. Une longue attente à la place (45 minutes, la place est à quinze euros. Ces données ne sont pas à négliger). A présent, je ne suis plus fébrile mais impatient, écrasé et enfumé. Le lot habituel de chaque concert vous aller me dire, mais ce n’est pas une raison pour s’en accommoder. Une situation désagréable qui s’évanouit avec l’arrivée du trio, emmené par la charismatique (mais réservée) chanteuse/guitariste Kazu.

Une amie, fan du groupe, m’avait parlé d’un concert tonitruant et assourdissant du groupe il y a quelques années. Au Nouveau Casino, le son de Blonde Redhead n’a rien de saignant et le groupe est assez sage : le batteur (Simone Pace) s?avère fin musicien et le jeu du guitariste Amadeo (son frère) ne manque pas d’élégance. D’ailleurs la complémentarité de celui-ci avec Kazu se pare sur scène d’un jeu d’effleurements sensuels et suaves. Bien venu. Tous deux échangeant la place de chanteur, avec pour Kazu, ce timbre haut perché caractéristique, à la limite de la rupture (voire carrément EN rupture). Pour ce qui est des titres joués, ils alternent entre vieux morceaux chéris (jouissif « Futurism vs. Passeism ») et nouvelles compositions interprétées au clavier par Kazu. Celle-ci s’en excusant presque. Certains de ces titres inconnus promettent de jolies émotions sur disque. D?autres beaucoup moins car manquant de relief.

Le groupe nous gratifie de deux rappels, dont un « In a expression of the inexpressible » délectable. Mais c’est assez justifié tant le concert fut court (1 heure 20 en tout, attente entre les rappels compris). Je m’attendais à un moment exceptionnel d’intensité, ce ne fut que très agréable.

Pour les déçus transis de froid, il leur sera possible de se consoler avec leur venue à La Cigale le 26 mai.

Chroniqueur
  • Publication 170 vues19 février 2004
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