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"Aujourd’hui, Blonde Redhead rend hommage à sa manière à l’artiste français à travers un projet spécial" : à la lecture du programme communiqué par
On visite l’expo deux-trois fois, on mange du chou avec délice et on se projette bizarrement : Et si Amedeo entonne La Javanaise, le public chantera-t-il ? Et si miss Kazu se métamorphosait en géniale Anna-Roller-Girl avec son déhanché si particulier, ferait-elle toujours du sur-place ? Est-ce que Simone va échanger sa vareuse avec le tee-shirt de l’effrontée Charlotte ? On nous promet cordes et piano en prime ; la très belle et confortable salle de
Le concert débute par Elephant Woman, puis Messenger, Melody, Doll Is Mine , Misery Is A Butterfly (il s’agit des cinq premiers morceaux, joués dans l’ordre, de l’album "Misery Is A Butterfly"). Le public est mitigé, c’est un jour comme un autre, nous retrouvons là toutes les facettes d’un concert de Blonde Redhead : il y a bien des cordes mais on ne les entend pas.
Premier "rappel" : en fait, c’est un concert en deux parties : on a accepté l’héritage et maintenant place à l’hommage… Donc on salive mais on s’étonne tout de même que les archets ne soient pas revenus puisque "ça toujours été un rêve, pour nous, d’interpréter nos chansons avec un orchestre à cordes" dixit Kazu. Le groupe enchaîne Falling Man, Anticipation, Pink Love, Magic Mountain. Fin du concert, quelques rappels : SW et 23, tous deux issus du dernier album ("23")… Au final, de plus en plus de Blonde Redhead, de moins en moins de Serge Gainsbourg. C’est en trop : on décide de partir, forcément déçus, avec la nette sensation de s’être fait arnaquer sur la nature même du concert.
Dans la fosse, un type pas très grand ose fumer des Gitanes. Il en écrase une première avec sa Repetto blanche et, en allumant une seconde, se met dos à la scène. En soupirant sa première volute de fumée, il lâche le mot : "Minable". Nombreux sont ceux qui lui emboîtent le pas en sifflotant
Par Polo et