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Pas de première partie ni d’entrée en matière, les premières notes atmosphériques du planant To The Winter donnent la couleur de la soirée, plus mélodique et mélancolique que turbulente. S’enchaînent ensuite bon nombre de titres de son disque dont le single bigrement efficace Love is Dead, puis Lazy Morning, Dust and Rain, Scorpio Rising, The Infinite Kiss – ponctués de remerciements et petites phrases, en français s’il vous plait. Il faut reconnaître que le déhanchement légendaire de Brett et son énergie sèche sont toujours aussi hypnotisants, mais c’est surtout sur les titres lents, ceux il joue la sobriété, qu’il se montre le plus convaincant en se laissant être tout simplement un chanteur. En particulier le morceau Back to You composé avec Pleasure, le groupe de Michael Ball aux claviers ce soir, intense et poignant, reste le pic émotionnel de la soirée.
Pendant les rappels (il y en aura deux), évidemment, quelques attendus hits de Suede repris en chœur par le public, dont on sent bien, un peu amèrement, qu’une partie n’espérait que ça. Mr Anderson s’exécute sans rechigner, bien au contraire, et les hymnes Beautiful Ones et l’imparable Trash réveillent enfin un Nouveau Casino plutôt sage ce soir. La soirée s’achève intimement avec l’artiste seul à la guitare interprétant partiellement en français The Power, confirmant ainsi sa francophilie et la bonne humeur affichée toute la soirée.
Malgré une atmosphère nostalgique palpable dans la salle, on salue le charisme de ce quadra toujours aussi classe, à la mèche de cheveu parfaitement en place et au style irréprochable, venu enfin défendre ses chansons seul, car après l’expérience de The Tears, il était bien temps de Monsieur Anderson s’émancipe et nous prouve comme il l’a fait ce soir qu’il est un excellent songwriter et un performer solo épatant.
Photos : Antoine Legond
Merci à Loïc S.