"> Broken Social Scene - Toronto (Olympic Island) 19 juin 2010 - Live Report - Indiepoprock

Broken Social Scene – Toronto (Olympic Island) 19 juin 2010


Home is where the heart is.   Celui de Broken Social Scene est indéniablement à Toronto. Malgré le G20, malgré les problèmes techniques,  malgré le chaleur écrasante, la prestation du groupe dans sa ville natale avait quelque chose de spécial.   D’abord parce que le groupe y organise sa propre journée de concert sur Olympic […]

Home is where the heart is.
 
Celui de Broken Social Scene est indéniablement à Toronto. Malgré le G20, malgré les problèmes techniques,  malgré le chaleur écrasante, la prestation du groupe dans sa ville natale avait quelque chose de spécial.
 
D’abord parce que le groupe y organise sa propre journée de concert sur Olympic Island, à quelques encablures d’un centre-ville déjà cadenassé en vue du sommet de la semaine suivante, BSS invite Beach House et Band of Horses et se réserve surtout le droit d’ouvrir pour Pavement (offrant par là-même au groupe de Stockton une ouverture parfaite vers un public plus jeune, venu voir en priorité le collectif canadien).
 
Il est loin ce soir de mai 2006 à Lyon, où BSS jouait dans l’entrée d’un Transbordeur trop vide pour leur faire les honneurs de la grande salle, sur une scène bien trop petite pour eux. À Toronto, le groupe est roi. Cosmopolite et multi-facettes, il est à l’image de la ville et l’un de ses plus bels ambassadeurs.
 
L’autre avantage de jouer à domicile, c’est de pouvoir choisir ses invités. Et à ce niveau là, ce n’est plus un concert, c’est un All-Star Game. Entre membres reconnus (Charles Spearin, Do Make Say Think), anciennes collaboratrices devenues superstars (Feist, à domicile et Emily Haines incendiaire), participants occasionnels (Sebastian Grainger de Death From Above 1979 en bouffon de service), producteur de renom (John McEntire, régulièrement derrière les fûts) ou guest-star impatiente d’en découdre (Spiral Stairs, au chœurs sur Texico Bitches et à la guitare plus tard), c’est un défilé de musiciens (de 5 jusqu’à 18, section de cuivre incluse), étalant  sur scène la palette multicolore du groupe. Seuls les membres de Stars, ironiquement à San Francisco ce soir là manquent à l’appel
 
Les apparitions de Leslie et Feist (Sentimental X’s) déclenchent nécessairement l’excitation, mais c’est vraiment lorsque le groupe est au complet, toutes guitares et toutes trompettes dehors (Almost Crimes, 7/4 (Shoreline), ou Ibi Dreams of Pavement (tout un symbole)) que l’on sent qu’il se passe quelque chose de spécial. Les vagues sonores entrainent la foule comme un tourbillon. On se laisse emporter dans le mouvement collectif de toute une ville derrière son meilleur porte-étendard, visiblement toujours heureux de jouer ensemble. Broken Social Scene à Toronto, c’est une réunion de familles d’un genre rare, où malgré les différences et après la rédemption, tout le monde semble réconcilié (sauf avec le premier ministre canadien apparemment). Et ce quelles que soient les générations. Demandez aux deux petites filles de Charles Spearin, dansant à en perdre haleine au bord de la scène, pas loin d’un escalier en spirale…

Chroniqueur
  • Publication 142 vues8 juillet 2010
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