"> Caribou :: San Francisco [The Independent] :: 23 mai 2010 - Live Report - Indiepoprock

Caribou :: San Francisco [The Independent] :: 23 mai 2010


Première leçon apprise ce dimanche : le sable c’est rigolo, mais ça peut faire mal. Seconde leçon : vous n’avez pas entendu "Swim", tant que vous ne l’avez pas entendu au casque… ou en live. Vous en connaissez beaucoup des artistes capables de sortir un album électro d’une richesse telle que chaque nouvelle écoute au casque […]

Première leçon apprise ce dimanche : le sable c’est rigolo, mais ça peut faire mal. Seconde leçon : vous n’avez pas entendu "Swim", tant que vous ne l’avez pas entendu au casque… ou en live. Vous en connaissez beaucoup des artistes capables de sortir un album électro d’une richesse telle que chaque nouvelle écoute au casque révèle de nouvelles sonorités et de transcender par une performance électrifiante à la croisée  des genres ? Dan Snaith, l’homme derrière Caribou est de ceux là.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en me dirigeant vers The Independent. "Andorra" offrait une escapade pop, "Swim" marque un retour aux constructions rythmiques alambiquées de "The Milk of Human Kindness". À quoi s’attendre ce soir ? Premier élément de réponse, le canadien est venu avec un bassiste, un guitariste et surtout un batteur. Et pour lui ? Une console, une guitare et un drum set. Les percussions sont au premier plan, que ce soit dans le mix ou sur scène et pendant plus d’une heure Snaith et son excellent batteur vont s’évertuer à dynamiter le set.

Caribou jongle entre les genres, morceau après morceau, à tel point que l’on en vient à inventer de nouveaux genres pour l’occasion : Math Psych-Rock, Rave Pop, Glo-Trance ? Au diable les qualificatifs, tout y passe, d’un Leave House prêt à enflammer le dancefloor à un Sun psychédélique où la voix de Snaith, enregistré sur deux micros à la fois, paraît venir de partout à la fois, en passant par un Melody Day tout à fait Fab Four ou encore un Odessa hypnotique en diable, culminant par un solo de flûte à bec. Oui, de flûte à bec.

Caribou quitte la scène une première fois le sourire aux lèvres, sous les tonnerres d’applaudissements d’une salle comble. Avant de revenir entamer une ballade aux guitares presque folk… qui se terminera dix minutes plus tard au bout d’un duel de percussions absolument dantesque. "I Will Get What I Like, Caribooooou". Un mot sur la première partie, Toro Y Moi ? J’avais le choix entre une musique qui essaye de me faire croire que je suis à la plage et passer un peu plus de temps au soleil sur une vraie plage. Sorry dude, le choix est vite fait …

Chroniqueur
  • Publication 161 vues23 mai 2010
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