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des Inrockuptibles


L’Olympia affiche complet depuis longtemps pour cette première soirée de l’édition 2008 du festival des Inrockuptibles. Il faut dire que le programme est alléchant : Fleet Foxes, Alela Diane et les über-hype MGMT. Initialement prévus, M.Ward et Zooey Deschanel pour She & Him ont finalement été remplacés par Coming Soon. Beaucoup de monde, des jeunes, […]

L’Olympia affiche complet depuis longtemps pour cette première soirée de l’édition 2008 du festival des Inrockuptibles. Il faut dire que le programme est alléchant : Fleet Foxes, Alela Diane et les über-hype MGMT. Initialement prévus, M.Ward et Zooey Deschanel pour She & Him ont finalement été remplacés par Coming Soon. Beaucoup de monde, des jeunes, des vieux, des journalistes, et plein de groupes annonçant une soirée à placer sous le signe du folk, de la pop et du psychédélisme.

On a beau faire ce qu’on peut, les aléas d’une vie professionnelle trop chargée font qu’on arrive trop tard pour voir entièrement le set de Coming Soon (photo 1). Et s’il est difficile de juger une prestation sur ces deux derniers morceaux, on ne peut s’empêcher de trouver ce groupe assez décevant pour son passage sur la scène de l’Olympia, peut être un peu trop grande pour les membres de Coming Soon.

Le temps de commander quelques rafraîchissements, et de se rendre compte que le public du festival des Inrocks est passé en 10 ans de la bière au champagne, Fleet Foxes (photos 3 à 5) effectue consciencieusement sa balance. L’occasion pour J Tillman, le batteur du groupe, d’effectuer un set de trois chansons, joué seul à la guitare acoustique. Une mini-prestation absolument touchante et brillamment exécutée devant un public impatient. Puis Fleet Foxes arrive sur scène et démarre avec le superbe Sun Giant. On était plus réservé sur le premier album du groupe, mais il faut bien admettre que la chorale de Fleet Foxes prend toute son ampleur en live, et navigue entre pop lumineuse, folk intimiste et électricité bouillonnante. Robin Pecknold en profite même pour exécuter un morceau, seul à la guitare, sans aucune amplification, et réussit l’immense exploit de tenir encore la salle de l’Olympia, visiblement conquise. Un superbe set qui se termine malheureusement trop rapidement. Assurément l’un des grands moments de cette soirée.

On continue dans les ambiances boisées avec Alela Diane (photos 6 à 9), qui débute toute seule à la guitare acoustique, et réalise sûrement le rêve de beaucoup de filles : être accompagnée sur scène par son père. Dans un registre tout aussi folk, Alela Diane distille quelques touches soul, limite laid-back, à ses morceaux, que l’on a connus plus dénudés sur "Pirate’s Gospel". En choisissant d’ajouter une section rythmique efficace, un joueur de banjo, et des chœurs touchant, Alela Diane approfondit ses compositions, sans toutefois trop les alourdir. Mais ce que l’on gagne en efficacité, on le perd un petit peu en personnalité. En tout cas, si l’on ne retrouve pas le côté intimiste d’Alela Diane, ce passage se révèle de haute volée, un sans faute.

Arrive enfin les tant attendus MGMT (photos 10 à 13), dans une ambiance que l’on espère hédoniste, psychédélique, pleine de sensations électriques, de jeunesse, de lunes, d’oiseaux, de monstres, et de transition vers la 4ème dimension. Hélas, si MGMT est bien parti pour être le groupe sensation de l’année, cette prestation reste très moyenne. Sur les titres les moins marquants d’"Oracular Spectacular", MGMT s’en sort plutôt bien, mais sur les tubes comme Weekend War et Time To Pretend, c’est la déception. On découvre des morceaux exécutés scolairement alors qu’ on s’attendait à une vrai orgie musicale, jouissive et délirante. Au final, seul le guitariste au look très métal apporte une touche de mauvais goût assumé, en exécutant quelques soli old-school sur un set qui navigue dans la moyenne. Beaucoup de fatigue, et un peu de déception nous poussent à partir avant le rappel. Malgré cette fausse note finale, cette première soirée du festival des Inrocks s’est révélée être de bonne tenue.

Crédit Photos : Robert Gil.

Chroniqueur
  • Publication 340 vues12 novembre 2008
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