"> Dinosaur Jr :: San Francisco [Fillmore] :: 6 Novembre 2009 - Live Report - Indiepoprock

Dinosaur Jr :: San Francisco [Fillmore] :: 6 Novembre 2009


The Fillmore est une salle au nom mythique, visité par les plus grands ; une histoire écrite à coups de guitare, rappelée sur les murs des salles adjacentes : Led Zeppelin, Grateful Dead, Janis Joplin, Bruce Springsteen, la légende du rock’n’roll s’étale sur des posters… Ce 6 novembre, le groupe qui s’apprête à occuper la […]

The Fillmore est une salle au nom mythique, visité par les plus grands ; une histoire écrite à coups de guitare, rappelée sur les murs des salles adjacentes : Led Zeppelin, Grateful Dead, Janis Joplin, Bruce Springsteen, la légende du rock’n’roll s’étale sur des posters… Ce 6 novembre, le groupe qui s’apprête à occuper la scène a déjà son nom inscrit dans les livres d’histoire du rock, celle de l’underground US des années 80. Avec une poignée d’albums indispensables (You’re Living All Over Me, Bug), des solos de guitare et beaucoup de décibels, Dinosaur Jr incarne Une certaine idée du rock, branleur mais virtuose. Une histoire tumultueuse aussi, suivie d’une séparation amère, puis une reformation fructueuse et deux nouveaux disques indispensables (Beyond et Farm). Ce soir, Dinosaur Jr est à sa place dans ce temple du rock.

La première partie (Violent Soho), est anecdotique, puis Lou Barlow se charge ensuite de nous rappeler son rôle dans le chapitre sur le rock lo-fi (via Sebadoh) en défendant son petit nouveau "Goodnight Unknown". Une prestation un peu faiblarde et quasi-acoustique qui contraste avec l’impressionnant mur d’ampli dressé derrière le groupe, prêts à accueillir la guitare de J. Mascis et à détruire les tympans de l’assistance. Chose faite après une heure et demie de cette leçon d’une légende toujours en cours d’écriture. Entre rappels historiques (un Just Like Heaven monstrueux, ou un enchaînement Little Fury Things, Back to Your Heart, Raisans, Freak Scene absolument dévastateur) et faits d’actualité (Pieces et Plans, futurs classiques), Jay, Lou et Murph, sans l’air d’y toucher, vous assènent un formidable coup de marteau. Avec un final tenu par Bulbs of Passion, Tarpit, histoire d’être sûr que tout ça vous reste bien en tête Dinosaur Jr renvoie beaucoup de groupes de rock à leurs écritures. Des cours d’histoire comme ça, on en voudrait plus souvent.

Chroniqueur
  • Publication 172 vues6 novembre 2009
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