"> Dour (3/4) - Live Report - Indiepoprock

Dour (3/4)


Comment patienter jusqu’au concert tant attendu des Girls in Hawaii ? Voilà la question du jour. Comme beaucoup de personnes c’est avec un mélange de curiosité et d’excitation que nous attendons le retour des très sympathiques Wallons sur leur scène attitrée la Red Frequency Stage, après près de deux ans de vadrouille outre-Atlantique. Une solution […]

Comment patienter jusqu’au concert tant attendu des Girls in Hawaii ? Voilà la question du jour. Comme beaucoup de personnes c’est avec un mélange de curiosité et d’excitation que nous attendons le retour des très sympathiques Wallons sur leur scène attitrée la Red Frequency Stage, après près de deux ans de vadrouille outre-Atlantique. Une solution efficace que nous finirons par adopter consiste à se placer devant cette scène dès le début de l’après midi. Coup de chance, cela nous permettra de voir trois concerts qui en valaient la peine.

Il faut bien que ça arrive à quelqu’un, ce jour là c’est tombé sur Sioen (photos n°1, 2 et 3), groupe flamand emmené par le pianiste-chanteur Frederick Sioen. A voir la concentration humaine, on ne peut douter de la renommée et du succès mérité que remporte le quintet dont le talent n’a d’égal que la sympathie. Que ce soit sur des titres du tout récent "A Potion" comme Communicate et sa basse à faire trembler le sol boueux, I Need A Drug sur lequel Frederick prend un malin plaisir à maltraiter son piano ou encore What I Fail To Understand aux paroles cinglantes, la prestation est à la hauteur des attentes. Les morceaux plus anciens ne sont pas en reste, Who Are You Driving Mad ? voit Frederick lâcher son piano pour se donner en spectacle au centre de la scène pour un rock impressionnant. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, Sioen est loin de n’être qu’un groupe de pop.

Tout comme The Frames ne font pas que de la musique d’ambiance. Les chansons à la construction prévisible de The Frames s’écoutent bien mais ont un petit plus qui les rend attachantes et leur permet de s’inscrire pour un temps dans la tête des auditeurs qui donneront volontiers de la voix sur People Get Ready ainsi que sur le tout dernier titre Star Star qu’ils chanteront couchés dans la boue à la demande de Glen qui demandera cette faveur après s’être assuré que Dour était bien le festival le plus sale de Belgique !

Toujours sur la même scène, Two Gallants (photos n°4 et 5)  qui sont deux il fallait s’en douter, proposent des compositions longues, fouillées malgré le peu d’instrumentation et au fort pouvoir électrisant. D’expérimentations improvisées on passe à des chansons plus conventionnelles avec parfois un léger côté naïf mais le tout titille l’oreille de façon plaisante.

La nuit tombe et nous rejoignons une salle couverte pour un changement des plus radicaux avec Griots and Gods featuring The Young Gods and Dälek (photos n°6 et 7), véritable curiosité tant par les membres qui composent ce super groupe que par la musique qu’ils nous servent. Si certains passages voient les expérimentations sonores poussées tellement à l’extrême qu’on en perd le fil, la plupart des morceaux sont réellement hypnotisants, que ce soit du rap sur fond de musique électro ou des ambiances flottantes rappelant le Inertia Creeps de Massive Attack.

C’est hors de ce projet mais avec son groupe d’origine The Notwist (photos n°8 et 9) que Micha Acher est revenu à Dour. Plébiscités par le public, ils ont commencé avec Pick Up The Phone, réclamé à corps et à cris durant les balances. Leur électro ambient plaît malgré quelques lenteurs. C’est pourtant la mort dans l’âme que nous quittons cette scène lors d’un très bel instrumental au lointain air de ressemblance de Pilot, le concert des Allemands empiétant sur celui des enfants prodiges du rock belge.

La bande des six a choisi de proposer un tout nouveau set livrant au public ravi pas moins de six nouveaux morceaux. L’attente a été longue : deux ans nous séparent du dernier concert belge de Girls in Hawaii (photos n°10, 11 et 12) au Verdur Rock, et le risque de déception est encore plus grand. Qui aime bien châtie bien : ‘il ne s’agissait pas là du meilleur concert de GiH qu’il nous aît été donné de voir. Le démarrage est lent, les remarques déplacées du public pas toujours très frais vu l’heure tardive deviennent vite agaçantes et l’interprétation de chansons bien connues déçoit quelque peu par rapport au souvenir qu’on en avait. Heureusement la deuxième moitié est très convaincante. On retrouve avec plaisir le sautillant instrumental Road To Luna mettant en scène le bassiste danseur, le premier tube Found In The Ground ou encore l’excellent Organeum. Les trois derniers nouveaux morceaux aux ambiances plus sombres et nettement moins pop surprennent agréablement : cela laisse présager un intéressant deuxième album. Enfin l’inévitable rappel se clôt en apothéose sur Flavor

Crédit photos: Maddy Julien 

Lire le live-report du jeudi 12 juillet (1/4)
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Kim
Chroniqueur
  • Publication 176 vues14 juillet 2007
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