"> Dour, Jour 1 :: 16 juillet 2009 - Live Report - Indiepoprock

Dour, Jour 1 :: 16 juillet 2009


Cela fait maintenant 21 ans que le festival de Dour fait vibrer le sud de la Belgique au rythme de son rendez-vous annuel des mélomanes. Farouchement indépendant et misant sur une programmation éclectique au possible, il fait la part belle aux découvertes, sans négliger pour autant les têtes d’affiche.   Le festival débute le 16 […]

Cela fait maintenant 21 ans que le festival de Dour fait vibrer le sud de la Belgique au rythme de son rendez-vous annuel des mélomanes. Farouchement indépendant et misant sur une programmation éclectique au possible, il fait la part belle aux découvertes, sans négliger pour autant les têtes d’affiche.
 
Le festival débute le 16 juillet, sous un soleil de plomb. Pas vraiment convaincu par cette chaleur caniculaire, le festivalier commence les festivités en douceur, histoire de ne pas éprouver ses tympans le premier jour. Car l’agenda promet du lourd pour les jours suivants.
 
On avance tranquillement vers la Magic Tent, pour assister au concert du nouveau jeune espoir belge, The Bony King Of Nowhere (photos 1 et 2). Ce jeune musicien flamand de Gand, de son vrai nom, Bram Vanparys, à l’allure de Nick Drake, a enchanté la presse musicale belge avec son album, "Alas My Love", sorti cette année. Accompagné par un petit groupe, il distille ses chansons mélancoliques avec une certaine assurance, servi par des chœurs discrets. La belle chanson, Taxidream, marquée par la contrebasse de Stijn Tondeleir, instaure une ambiance agréable dans la Magic Tent. Il faut dire que le public est nombreux, succès de l’album oblige. Pour l’anecdote, Bram Vanparys tire son nom de scène du titre There There (The Bony King Of Nowhere) present sur l’album "Hail To The Thief" de Radiohead. On lui prédit, à 22 ans, un très bel avenir.
 
Puis on se dirige vers The Last Arena pour assister au concert des Danois de The Asteroids Galaxy Tour. Véritable machine à se déhancher, leur musique funky servie par des saxophones et des trompettes fait monter la température qui est déjà caniculaire en fin d’après-midi sur la plaine de la Machine à Feu. La chanteuse Mette Lindberg s’agite sur scène, et son énergie est bien communicative. Rappelant les belles heures de Morcheeba, leur musique met de bonne humeur, et c’est bien de cela dont on a besoin pour se mettre dans l’ambiance d’un festival. Bad Fever met tout le monde d’accord, et transforme la plaine en piste de danse.
 
On retourne à la Magic Tent pour avoir un aperçu de la prestation des Londoniens de The Jim Jones Revue. Et là on change carrément de registre avec du bon gros rock. L’allure de Jim Jones, le leader, est impressionnante, et sa rage déteint sur ses musiciens, aussi survoltés que lui. On a l’impression de faire un voyage dans le temps et de se retrouver à l’époque de Little Richard, avec le jeu de piano caractéristique d’Elliot Mortimer. Et même si on n’est pas un fan du genre, force est de constater que leur musique a de quoi secouer, et remettre les pendules à l’heure. Et Another Daze est une vraie bombe, on ne va s’en plaindre.
 
Plus tard dans la soirée, au Dance Hall, c’est au tour de Cocoon (photo 3) de jouer aux maîtres de cérémonie. Mignons tout plein, Mark Daumail et Morgane Imbeaud charment le public tout conquis. Très complices, les deux se lancent de temps à autre des regards qui en disent long sur le lien qui les unit au-delà de la musique. Rôdés par la scène, ils sont super à l’aise et mettent le public dans leur poche, notamment grâce au dernier single en date, Chupee, chanté en final, et une reprise réussie de Hey Ya de Outkast. On My Way et Vultures font également partie de la tracklist, et on avoue être quelque peu secoué par ces chansons à fleur de peau.
 
On retrouve The Last Arena pour le groupe Tryo (photo 4). Bon, avouons-le, les chansons du super-groupe festif français ont de quoi énerver, avec leurs messages positifs, mais sur scène, c’est une toute autre histoire. Ils mettent vraiment l’ambiance. Très communicatifs, parfois même énervants à force de vouloir à tout prix mettre tout le monde de bonne humeur, ils émettent de bonnes vibrations et le public se prend au jeu. Voulant apparemment ne pas quitter la scène à l’heure prévue, les membres de Tryo prolongent la fête, avec comme clôture le désormais incontournable L’hymne De Nos Campagnes. Tryo est dans son élément, et cela se sent.
 
Crédit photos : Saiiimon et Kalimba / scenesdunord.fr

Chroniqueur
  • Publication 140 vues29 juillet 2009
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