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Deuxième journée dédiée principalement au rock garage avec en tête d’affiche les mythiques Standells et la jeune relève avec The Willowz et Cults. Une journée qui démarre très vite à l’image de cette musique multi vitaminée.
C’est sous un beau soleil sans l’ombre d’un nuage de pluie que le duo de Cults (photos 1 et 2) débute cette deuxième journée du festival. Ils sont rejoints pour l’occasion par la quasi-totalité des membres de The Willowz qu’ils accompagnent en ce moment sur leur tournée. Ils peuvent ainsi présenter leurs premiers titres lors d’un petit set devant un public qui ne se précipite pas en cette fin d’après-midi. C’est donc l’occasion de découvrir leur rock teinté de soul mais aussi une reprise des Beach Boys. Une prestation très fraîche, à l’image de ce jeune couple complice dont l’avenir musical, espérons le, sera plein de promesses.
Un groupe de filles à l’énergie débordante succèdent aux américains, jouant une soul sauvage à l’image des oreilles de chat que porte l’une d’entre elle. Leur nom, les Pussydelic (Photo 3), trois chanteuses soutenues par une basse (jouée par le seul garçon du groupe), une guitare et une batterie. Cela évoque la motown, les Supremes avec une batterie qui cogne et une guitare saturée, la touche de rock en définitive. Parmi les morceaux joués, nous avons notamment droit à une reprise musclée de Bang Bang de Nancy Sinatra ou à une version dynamitée de Venus des Shocking Blue. Ces attachantes jeunes femmes, qui ne cessent d’encourager leur public à mettre le feu au gazon du domaine du Pinsan, en profitent pour présenter une chanson de leur premier album.
Retour du garage avec en troisième partie les californiens de The Willowz (photos 6 à 8), une des sensations de ce festival. Du gros son avec deux voire trois guitares selon les morceaux et une ligne de basse omniprésente pour une prestation brouillon dans son ensemble. De la même manière que sur leur dernier disque, les américains jouent sans complexe, à la manière des Stooges à leur époque. Le plan est simple, on branche les instruments et on balance les riffs. Pour se mettre au goût du festival, The Willowz reprend un titre du Godfather of Soul, James Brown mais n’oublie pas de rendre hommage à une grosse cylindrée du rock, leur origine musicale, en l’occurrence Led Zeppelin.
Et puis c’est l’heure de la grande messe soul et de se recueillir auprès du ténébreux soulman Charles Walker (photos 9 à 11), invité des explosifs américains de The Dynamites. Du concentré de funk et de soul qui ne laisse pas indifférent un auditoire rassemblé devant la scène et au pied de son orateur. C’est un beau voyage au pays du rythme sans avoir besoin d’embarquer dans un de ces nombreux avions qui survolent les lieux du festival (l’aéroport de Bordeaux se trouve à proximité d’Eysines).
Enfin le festival se conclut avec les « papy » du garage, The Standells (photos 12 à 15), auteur d’une prestation à bout souffle. Mais c’est plus le manque de cohésion et d’accroche avec leur public qu’on peut leur reprocher. Le son quant à lui est plus proche du blues que du style garage dans lequel ils se sont fait connaître. C’est en tout cas un plaisir d’entendre résonner le célèbre riff de Dirty Water. Leur prestation se clôture par une reprise très personnelle de Hey Joe.
Au final un joli festival très bien organisé et de qualité dans un lieu très agréable. Deux seuls regrets : des conditions météorologiques difficiles le samedi et un manque cruel de public pour des groupes qui se seraient sûrement transcendés.