"> Festival La Route Du Rock (1/3) :: St-Malo [Le Fort de St-Père] :: 13 août 2010 - Live Report - Indiepoprock

Festival La Route Du Rock (1/3) :: St-Malo [Le Fort de St-Père] :: 13 août 2010


On nous avait prévenu, « l’année dernière t’as eu de la chance avec le beau temps, parce que normalement il pleut toujours pour la Route Du Rock ». Mais en ce vendredi 13 août, le soleil est toujours avec nous. C’est la première journée de l’édition 2010 de la Route Du Rock et nous attendons […]

On nous avait prévenu, « l’année dernière t’as eu de la chance avec le beau temps, parce que normalement il pleut toujours pour la Route Du Rock ». Mais en ce vendredi 13 août, le soleil est toujours avec nous. C’est la première journée de l’édition 2010 de la Route Du Rock et nous attendons tranquillement dans l’herbe que les portes du festival s’ouvrent. L’occasion de vérifier le programme qui nous attend : Dum Dum Girls, Owen Pallett, Yann Tiersen, Black Angels, Liars …

Il fait beau et rapidement un son de guitare lointain se fait entendre, les Dum Dum Girls viennent d’entrer sur scène. Les guitares du groupe et la voix réverbérée de Dee Dee résonnent dans le Fort de St-Père. La Twee-Pop énergique, rock, féministe et saturée des Dum Dum Girls réussit plutôt bien son passage en live. Et quand elles ralentissent un peu le tempo, elles nous offrent alors le splendide Rest Of Your Life, grand moment de leur set, où elles trouvent presque là l’écriture sombre et électrique des Jesus And Mary Chain. Premier grand moment du festival, quoiqu’un peu court, mais pouvait-on faire autrement avec un album qui dure à peine une demi-heure ?

On s’assoit dans l’herbe pour manger un peu et Owen Pallett arrive sur scène. Son set est quasiment à l’identique de celui joué lors du festival Villette Sonique en juin dernier. Owen Pallett autosample son violon et ennuie pas mal. Le lyrisme de la musique du violoniste est toujours là, mais semble ne pas être très adapté pour la dimension d’un festival et de la grande scène du fort de St-Père. Bref, on baille et on attend devant le soleil couchant …

Et puis Yann Tiersen arrive sur scène, accompagné d’une quinzaine de musiciens. Le Breton prend le temps d’installer ses mélodies qui jouent toujours sur leur côté cinémascope et se permet quelques transitions plutôt bien amenées, comme capturer le public tout seul avec une mandoline, un violon ou un mélodica, avant d’envoyer un gros mur du son, puissant et électrique. Yann Tiersen et Dusty Lane Inc. font presque du post-rock, essaient de s’approcher de A Silver Mount Zion, mais souvent ça retombe dans l’ennui, malgré des guests de luxe comme Laetitia Shériff, Josh T. Pearson, Matt Elliott.

La nuit est tombée, il commence à faire froid, il y a du vent, et on s’assoit un peu. Le temps se couvre et ça promet pour demain … Heureusement, les Black Angels vont venir réchauffer tout ça. Le chanteur, un barbu planqué derrière sa casquette, a quand même la classe avec sa basse Hofner, celle dont le corps ressemble à un violon, tandis que le reste du groupe, cheveux longs et blousons de cuir, se fait plus mutique. Grosse guitare, de préférence avec beaucoup de fuzz, rythmique hypnotique – mention spéciale pour la batteuse – et chant habité évoquant parfois Jim Morrison sont là pour faire brûler nos oreilles. Et on en redemande tellement cette musique psychédélique, parfois hypnotique, passe plutôt bien en live. Deuxième bon moment de la soirée avec les Black Angels.

On hésite à rentrer se coucher, mais on attend quand même pour voir les Liars. Visiblement Angus Andrew est toujours aussi barré et le public de St-Malo ne réagit pas forcément bien aux poses arty du groupe. Peu importe, pour nous c’est le headbang assuré avec Scissor, The Other Side Of Mt. Heart Attack, et Plaster Casts of Everything. Basse post-punk, guitare noisy, expérimentations au clavier, rythmes tribaux et surtout le grand numéro de n’importe quoi d’Angus (ses approches du public en français sont mémorables) sont pour nous le grand moment de cette première journée. Au festival des Inrocks, en 2002, les Liars avaient joué l’ultime This Dust Makes That Mud, « Cette poussière qui fait de la boue », c’est dommage qu’on ne l’ait pas entendu, car ça aurait parfaitement introduit la deuxième journée du festival. En attendant bilan des grands moments de cette première journée : Dum Dum Girls et Liars. A suivre …

Chroniqueur
  • Publication 314 vues13 août 2010
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